L'Agriculteur de l'Aisne 10 mai 2013 à 17h08 | Par Gaetane Trichet

Assemblée générale de la Fédération des Chasseurs de l'Aisne - Poursuivre le travail engagé en toute confiance et en toute transparence

Les chasseurs se sont réunis en assemblée générale le 27 avril dernier à Laon.

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Hubert Moquet
Hubert Moquet - © l'agriculteur de l'aisne

«Trop de sangliers nuit aux sangliers» selon Hubert Moquet, président. Certes, mais d’autant que les dégâts sont considérables dans 6 secteurs en particulier : le Tardenois, la Marne est, l’Ailette,  la Souche, Saint-Gobain, la Sambre. La Fédération «veut bien assumer les dégâts de gibier à condition que chaque animal prélevé paie sa part de dégâts et ne soit pas abattu dans le cadre d’un retour au droit d’affût» a-t-il lancé, faisant allusion à l’arrêté pris le préfet de l’Aisne après la clôture de la chasse. Le but de cet arrêté était de réguler les populations,  de réduire les risques sanitaires dus à la concentration d’animaux et d’éviter des accidents de la circulation. Une décision qui avait émané d’une concertation entre les différents acteurs concernés par la chasse. Toutefois, la Fédération n’a pas accepté «à titre gratuit» et l’a fait savoir. (NDLR : depuis l’assemblée générale, les services de l’Etat ont défini des moyens de lutte contre l’augmentation des risques liés aux sangliers, en lien avec la direction départementale des territoires, les représentants de la profession agricole, la Fédération départementale des chasseurs, les lieutenants de louveterie et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage. Ces échanges ont permis de définir les objectifs et les actions à mettre en place pour rétablir des densités cohérentes avec la sécurité publique d’une part, les intérêts agricoles d’autre part. Ce rétablissement nécessite une augmentation des prélèvements de sangliers qui sera gérée dans le cadre du plan de chasse. En cas de non atteinte des objectifs, de non respect des engagements pris ou de réalisation insuffisante des plans de chasse, des actions complémentaires seront mises en place, notamment sous la forme d’actions de destruction, afin d’atteindre l’objectif de rééquilibrage des populations de sangliers).Hubert Moquet a insisté sur l’importance des chasseurs dans le département, sur la légitimité de leur action, sur une gestion transparente et volontaire. «Nous sommes respectueux des équilibres et de nos partenaires qui d’ailleurs, comprennent bien les difficultés liés aux aléas climatiques. Nous sommes conscients de nos devoirs, mais nous avons des droits aussi ! Nous contribuons à l’épanouissement d’une vie rurale nouvelle qui fait tourner plusieurs pans de l’économie locale» a-t-il expliqué. «Je compte sur vous tous pour affirmer notre fierté d’être chasseur dans l’Aisne, département organisé depuis bien longtemps pour vivre une chasse raisonnable et raisonnée !». Le président Moquet souhaite par ailleurs, que le département de l’Aisne reste pilote en matière cynégétique. «Pour cela, il faut continuer à travailler en confiance, à faire valoir vos territoires avec sagesse, avec bon sens. Nous ne comprenons pas toujours les demandes des autres, alors ouvrons le dialogue, restons à l’écoute» a-t-il poursuivi, avant d’insister sur le maintien dans les meilleures conditions du territoire à transmettre aux générations qui suivent. «La nature est fragile il faut lui rendre ce qu'elle nous donne, nous devons être garants de la biodiversité».

La sécurité avant tout

L’assemblée générale était également placée sous le signe de la sécurité. Un film choc avec des témoignages poignants de victimes et auteurs d’accidents de chasse a été projeté aux chasseurs présents «parce que cela n’arrive pas qu’aux autres». «La Fédération des chasseurs a toujours œuvré en faveur de l’amélioration de la sécurité à la chasse que ce soit au travers de la formation au permis de chasser, à l’encadrement du tir à balle ou encore le port d’un signe distinctif de couleur» a annoncé Patrick Ercolessi, administrateur chargé de la communication et de la formation. «Pour aller encore plus loin comme c’est prévu dans le schéma départemental de gestion cynégétique, nous avons monté un modèle de formation : la sécurité à la chasse. Celui-ci d’une durée d’une journée sera dispensé à Pouilly sur Serre à partir de juin selon un calendrier de dates qui sera communiqué aux chasseurs prochainement». Chaque journée accueillera une trentaine de personnes pour un réel travail de sensibilisation et de résultats. Ce module de formation a pour objectifs la sensibilisation des chasseurs aux risques d’accidents à la chasse, la connaissance des comportements dangereux, la définition des plans de gestion et de prévention des accidents, la connaissance des sanctions civiles et pénales et de la réglementation en vigueur.  Au programme : bilans nationaux des accidents de chasse, responsabilités civiles et pénales, prévention des accidents, règles de sécurité, connaissance des armes de chasse, gestion d’un accident, signalétique de la chasse, réglementation départementale, le tout avec des ateliers pratiques (manipulation des armes, film et premiers secours), et des mises en situation.

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