L'Agriculteur de l'Aisne 03 février 2012 à 14h24 | Par Gaetane Trichet

Assemblées générales des cantons du Nouvion-en-Thiérache et de La Capelle. - Il est plus qu’urgent de remédier aux dégâts de gibier

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Antoine Niay
Antoine Niay - © l'agriculteur de l'aisne

Pascal Caron, président du canton du Nouvion-en-Thiérache et Régis Tricoteaux, président du canton de La Capelle sont revenus sur toutes les activités mises en place par le syndicat agricole au cours de l’année 2011. Les adhérents ont participé à de nombreuses réunions, des formations, et aussi à la fête de la nature, à la Foire aux fromages. Les deux présidents ont surtout parlé de l’opération paille à laquelle 40 à 50 éleveurs ont reçu 4000 hectares de paille. «Nous continuerons à recenser toutes les offres et toutes les demandes. Par ailleurs, nous vous incitons à réfléchir sur l’échange paille-fumier qui pourrait être intéressant pour les éleveurs comme pour les cultivateurs».

Chasse : «c’est le préfet qui décide»
Dans l’Aisne, 6 territoires sont particulièrement touchés par les dégâts de gibier (représentant 80 % des dégâts du département). Le canton du Nouvion en fait partie et le malaise grandit chez les agriculteurs sinistrés. Antoine Niay, président de la commission Chasse et Territoires de l’USAA avait été invité pour faire le point sur l’agriculture et la chasse dans l’Aisne. «L’agriculture c’est 3 900 exploitations agricoles sur 500 000 ha et 2 500 agriculteurs chasseurs. La chasse c’est 15 000 chasseurs, 2500 plans de chasse sur 670 000 ha de surface chassable» a-t-il rappelé.
Les dégâts sont en augmentation régulière et les indemnisations aussi pour plusieurs raisons : «depuis 2004, la remise en état des pâtures a été prise en compte (passage de herses croisées, de la main-d’oeuvre, des re-semis…) représentant environ 300 ha. Depuis 2011, une 5ème catégorie de prairie a été mise en  place à hauteur de 6400 UF. Enfin, pour 2012, les pertes fourragères sur les années suivantes seront prises en compte» a souligné Antoine Niay, détaillant ensuite la procédure d’indemnisation.


Trop, c’est trop
L’ambiance sur le terrain est tendue au Nouvion et à La Capelle. Trop de sangliers, trop de dégâts. Certes, les agriculteurs sont indemnisés, mais ils sont excédés et veulent surtout que les objectifs de prélèvements des animaux soient atteints. «Les dégâts sont insupportables». D’autant que les estimations sont de plus en plus difficiles en termes de surfaces, de rigueur dans la procédure et en termes de rendement.
Dans le plan triennal de l’Unité de gestion de la Sambre, le taux d’attribution a été fixé à 719 sangliers. En 2008-2009, 291 cochons ont été prélevés, 599 en 2009-2010 et 724 en 2010-2011. Mais cela ne semble pas suffire aux exploitants agricoles. «Entre 2005 et 2008, on prélevait entre 400 et 500 sangliers, aujourd’hui environ 1600 animaux ont été tués» a précisé le président de la Commission, soulignant que des réattributions sont données là où les dégâts sont les plus importants. «Il faut surtout prélever des laies. Notre but est d’arriver à gérer l’équilibre des populations, comme le stipule la loi chasse». Les agriculteurs du secteur estiment que les effets indirects ne sont pas pris en compte.

Plan de maîtrise du sanglier
Antoine Niay a détaillé les 16 points du plan de maîtrise national du sanglier comme par exemple dresser un état des lieux départemental de la situation relative au sanglier, instaurer un zonage départemental des risques liés au sanglier, établir un diagnostic des points noirs, définir et encadrer l’agrainage du sanglier, améliorer la connaissance des prélèvements, pratiquer une chasse efficace du sanglier… «Des règles existent, elles doivent être respectées» a-t-il insisté rappelant que ce plan national a été signé par le ministère de l’environnement, la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles, la Fédération des Chasseurs. «Si des points ne sont pas pris en compte, le préfet les fera respecter» a-t-il conclu.

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