L'Agriculteur de l'Aisne 21 mars 2011 à 15h45 | Par Actuagri

Avenir de la PAC - Nouvelle déclaration commune entre la FNSEA et le DBV

Les deux syndicats (français et allemand) se prononcent pour un premier pilier fort qui reconnaisse les efforts déjà réalisés par les agriculteurs en termes de normes de production.

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Après l’accord entre la FNSEA et le DBV allemand qui avait été à l’origine du front franco-allemand sur la Pac et alors que les négociations s’accélèrent au niveau communautaire, les deux syndicats vont plus loin. Le 21 mars, ils ont signé une déclaration commune sur le contenu de la future PAC.
Ainsi la FNSEA comme le DBV rappellent qu’une politique agricole ambitieuse «doit s’accompagner d’un budget à la hauteur de l’ambition affichée». Dans ce contexte, «le budget consacré à la politique agricole commune pour la prochaine période de programmation financière doit être maintenu à son niveau actuel». A la fois en raison de son importance pour assurer le revenu des agriculteurs et pour garantir la sécurité alimentaire de 500 millions d’Européens malmenée par la volatilité des prix et participer à l’équilibre alimentaire mondial.
Pour les deux structures, les outils du premier pilier (soutiens directs et gestion des marchés) «ne doivent pas être remis en cause par la réforme à venir». Plus précisément, la FNSEA et le DBV se prononcent «en faveur de la convergence, à terme, des soutiens au sein de chaque Etat membre». Quant à l’harmonisation communautaire, s’ils sont d’accord sur le principe, elle «ne pourra intervenir en dehors d’une égalisation des coûts de production et des parités de pouvoir d’achat au sein de l’UE» estiment les deux syndicats.


Nécessaire compétitivité

L’un et l’autre se prononcent pour une agriculture écologiquement intensive. Et de préciser que «la politique agricole commune post 2013 doit privilégier l’acte de production et ne doit pas introduire de contraintes supplémentaires qui entraveraient la production européenne en la réduisant ou en conduisant à des pertes de compétitivité sur les marchés». Avant de rappeler que les normes de production mises en œuvre en Europe et plus particulièrement en Allemagne et en France sont aujourd’hui parmi les plus élevées du monde et d’insister sur le fait que «toute idée de verdissement de la PAC (…) qui ne reposerait pas sur la reconnaissance des efforts réalisés par les agriculteurs au cours des dernières années ne serait pas comprise par les producteurs».
Plus précisément, le verdissement doit récompenser «l’excellence de la production européenne» plaident les deux structures. Pour la FNSEA et le DBV, «l’approche ne peut donc qu’être européenne afin de limiter l’apparition de distorsions de concurrence entre producteurs européens». Surtout le verdissement doit être l’occasion «de faire évoluer le niveau moyen européen en termes de respect des normes environnementales». Et «la reconnaissance des efforts des agriculteurs ne doit pas se faire au détriment du soutien global au revenu qu’il leur est aujourd’hui nécessaire» estiment les deux syndicats qui considèrent comme «contreproductif voire impossible pour certains pays de faire encore plus au titre des normes de production au risque de mettre en danger leur production agricole».

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