L'Agriculteur de l'Aisne 13 avril 2018 à 11h00 | Par Actuagri

Baisse des surfaces et démarrage tardif de la campagne

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Comme la plupart des cultures de printemps, les emblavements en pommes de terre primeurs ont subi des retards consécutifs aux mauvaises conditions climatiques, tandis que les surfaces régresseraient de 20 % dans l’hexagone.D’une manière générale, du maïs à la betterave, en passant par les légumes de plein champ destinés à la conserverie, la plupart des cultures de printemps ont été affectées par les conditions météorologiques de ces derniers mois, précipitations excessives, parfois gel, perturbant les semis et plantations. La pomme de terre primeur, dont la campagne de commercialisation débute habituellement en avril pour les régions les plus précoces (Val de Loire) ont vu généralement les cultures retardées de 3 semaines à un mois, c’est notamment le cas des Îles de Noirmoutier et Ré. Le retard de récolte peut cependant être moins long que celui des plantations, selon les conditions climatiques de ces prochaines semaines. Outre un démarrage tardif, cette campagne de primeurs sera probablement marquée par une diminution sensible des surfaces, consécutive à une campagne commerciale 2017 difficile (concurrence de l’importation et des stocks de vielles pommes de terre, baisse de la consommation généralisée de pommes de terre). Les organisations professionnelles compétentes n’avancent pas encore de chiffres précis, mais les premières estimations font état d’une réduction des emblavements au niveau national, de 20 %. Tous les bassins de production ne sont pas touchés au même niveau ; ainsi Noirmoutier et Ré ont préservé leurs surfaces et comptent sur la notoriété de leur production, sous l’étendard de la Bonnotte pour l’île vendéenne et de l’AOP pour la charentaise, et de leur arrivée précoce sur le marché pour l’affronter dans de bonnes conditions économiques. Outre les îles, la région Val de Loire serait globalement stable. Pour la grande région de production bretonne, les premières estimations de superficies sont en repli annoncé de 20 à 30 % et le retard de plantation de 3 semaines à un mois. Les surfaces dans le Sud-Ouest reculeraient de 30 %. Dans les régions plus tardives, les appréciations d’emblavements ont encore aléatoires.

Un retard plutôt bienvenu

Le démarrage retardé de la campagne de primeurs aura au moins l’avantage de prolonger la saison de pomme de terre de conservation, permettant d’alléger leurs stocks de report et de réduire leur pression sur la campagne de primeurs. Avec la récolte record2017/2018 de pomme de terre de conservation, ce stock est considérable, avec, selon le panel UNPT/CNIPT, 1 939 000 tonnes, fin février dernier, contre 1 580 000 t, à la même date en 2017, 1 615 000 t l’année précédente et très proche du plus important de ces dernières années : 1 960 000 t, fin février 2015. 57,7 % de ce stock est destiné à la transformation (dont 79,4 % engagé sous contrats) 42,3 % au marché du frais, dont 26,2 % engagé.

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