L'Agriculteur de l'Aisne 03 octobre 2011 à 14h34 | Par Actuagri

Budget 2012 du ministère de l’Agriculture - Des crédits stables

Doté de près de 5,5 milliards d’euros, le budget du ministère de l’Agriculture pour 2012 est qualifié de « globalement stable » par rapport à 2011 par Bruno Le Maire. Néanmoins l’objectif de maîtrise des dépenses publiques perdure, avec la suppression de plus de 650 postes au sein des services du ministère.

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 Le projet de loi de finances (PLF) pour 2012 prévoit de doter le ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation, de la Pêche, de la Ruralité et de l’Aménagement du territoire (MAAPRAT) de près de 5,5 milliards d’euros en autorisations d’engagement. Ce budget est «globalement stable par rapport à 2011 (5,266 milliard, ndlr)», a commenté devant la presse le ministre, le 28 septembre, expliquant qu’il s’attelle à deux grands défis : la compétitivité de l’agriculture française et la qualité de l’alimentation des Français. Bruno Le Maire a affirmé encore qu’il était «temps de récupérer le terrain perdu sur l’Allemagne» en matière de compétitivité, visant les deux axes de l’emploi et du revenu. La qualité et la sécurité sanitaire des aliments relève, elle, du Programme National de l’Alimentation (PNA). Mais plan de réduction du déficit public oblige, les dépenses de fonctionnement du ministère reculent de 7,5 % par rapport à 2011 et plus de 650 postes vont être supprimés au sein des services du ministère. Seuls l’enseignement agricole et la sécurité sanitaire sont épargnés par ces réductions de postes. Ce budget s’inscrit dans le budget triennal 2011-2013.
Par grandes priorités, ce budget se répartit de la manière suivante : 1,956 milliard d’euros à l’«économie et développement durable de l’agriculture, de la pêche et des territoires», 494 millions à la «sécurité et qualité sanitaires de l’alimentation», 763 millions à la «conduite et pilotage des politiques de l’agriculture», 287 millions à l’«impulsion et coordination de la politique d’aménagement du territoire», 306 millions à l’«enseignement supérieur et recherche agricoles», 1,319 milliard à l’«enseignement technique agricole» et 354 millions d’euros pour la «forêt».

167 millions à l’installation
Dans le détail, au titre de la modernisation et de l’amélioration de la compétitivité de l’agriculture française, la dotation pour l’exonération de charges patronales pour l’embauche de travailleurs occasionnels du secteur agricole est de 491 millions d’euros. Le ministre a également réaffiché sa détermination pour réduire le coût du travail permanent au 1er janvier 2012. Les 60 millions d’euros issus des plans de développement des filières initiés en 2011 seront consacrés à des investissements de modernisation, notamment des bâtiments d’élevage, mais aussi à la baisse des coûts énergétiques des exploitations dans le cadre du Plan de Performance Energétique (PPE). L’installation des jeunes agriculteurs est dotée, elle, de 167 millions d’euros, qui passe à 350 millions si l’on inclut les avantages fiscaux et les crédits européens, a précisé Bruno Le Maire. La dotation pour les mesures agro-environnementales (MAE) est stabilisée à 42 millions et le renouvellement des contrats de PHAE (prime herbagère agro-environnementale) est doté de 17 millions.
En outre, les crédits de soutien au revenu des exploitations sont maintenus : 165 millions pour la prime nationale supplémentaire à la vache allaitante (PNSVA) et 248 millions pour les indemnités compensatoires de handicap naturel (ICHN), «des efforts financiers importants», juge Bruno Le Maire. Outre-Mer, les territoires français bénéficient de 90 millions au titre des aides aux filières de production sucrière.

Un effort pour l’ONF

Selon le ministre, ce budget fait aussi un effort «sans précédent pour l’équilibre financier de l’ONF (Office National des Forêts, ndlr)» au travers d’une subvention complémentaire de 46 millions d’euros. Les communes forestières vont y contribuer à hauteur de plus de 2 euros par hectare. Le Plan chablis Klaus, pour reconstituer les forêts du sud-ouest détruites par la tempête Klaus de 2009, est, lui, doté de 95 millions en 2012. Par ailleurs, l’enseignement agricole disposera l’année prochaine d’une dotation de 1,625 milliard d’euros, en hausse de près de 2 %. Enfin, la politique d’aménagement du territoire est dotée d’un budget maintenant la prime à l’aménagement du territoire (39 millions d’euros) et les contrats de projets Etat-Régions dans le cadre du fonds national d’aménagement et de développement du territoire. De plus, 10 millions d’euros seront consacrés au financement des maisons de santé pluridisciplinaires, suite aux Assises des territoires ruraux.

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