L'Agriculteur de l'Aisne 11 janvier 2013 à 13h36 | Par Actuagri

Céréales - FranceAgriMer revoit en nette hausse les stocks de blé et de maïs

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Réuni le 9 janvier, le conseil spécialisé céréales de FranceAgriMer a procédé à d'importants remaniements de ses bilans prévisionnels, qui se traduisent par une augmentation de 333 000 t de l'estimation du stock de report de blé tendre. La prévision de stock de report de maïs est accrue de 600 000 t et devient lourde avec 2,77 Mt, 13,7 % de plus que l'an dernier.

La progression attendue du stock de fin de campagne pour le blé tendre qui passe de 1,96 Mt à 2,29 Mt, a été obtenue par une révision à la baisse des incorporations dans l'alimentation animale à 4,6 Mt contre 4,7 Mt, ce qui représenterait une baisse de 8 % sur 2011/2012. Mais il faut tenir compte de la prévision de 200 000 t de blé dur vers l'alimentation animale, ce qui n'est pas la destination traditionnelle de cette céréale à prix élevé. Mais cette année, la récolte de blé dur a été entachée d'un fort pourcentage de lots impropres à la semoulerie, intérieure ou d'exportation, et les fabricants d'aliments composés vont bénéficier de cette bonne aubaine qualitative, compte tenu de la richesse en protéines du blé dur. Parmi les autres aménagements apportés au bilan prévisionnel blé tendre, figure une diminution des perspectives d'exportations vers l'UE, ramenées de 7,285 Mt, à 7,135 Mt. En revanche, les prévisions d'export à destination des pays tiers sont maintenues à 10 Mt, malgré le retard pris en début de campagne et qui semble se résorber puisqu'à la fin décembre, 4,8 Mt avaient été chargées dans les ports, contre 5,1 Mt il y a un an et les embarquements se sont accélérés ces dernières semaines. Il faudra pourtant compter, malgré la disparition de l'origine Mer Noire, avec la concurrence des blés américains, qui sont actuellement les moins chers du monde.Reprise des exportations d'orge

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En ce qui concerne le maïs, la révision de la prévision du stock passe donc de 2,17 à 2,77 Mt, ce qui constituerait le chiffre le plus élevé de ces dernières campagnes. L'estimation de collecte a été portée de 13,53 à 13,78 Mt, et les exportations vers l'UE diminuées de 360 000 t, à 5,8 Mt. Ces prévisions de vente à l'UE, risquent cependant de devoir être révisées dans un sens favorable pour les opérateurs français, si les importants volumes d'exportation de l'Ukraine vers la Communauté européenne s'essoufflent plus tôt que prévu (au printemps). Les exportations vers les pays tiers sont confirmées au bon niveau de 400 000 t. Si les ventes d'orge à l'UE ont été ajustées en baisse de quelque 130 000 t, les perspectives d'exportations vers les pays tiers ont été augmentées de 250 000 t, à 1,45 Mt, eu égard à la réduction de l'offre argentine qui devrait diriger l'Arabie Saoudite vers les orges européennes, particulièrement française dont la collecte revient, cette année, à un bon niveau. D'ores et déjà, les cours de l'orge fourragère réagissent favorablement à cette reprise de l'exportation.

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