L'Agriculteur de l'Aisne 14 février 2013 à 14h52 | Par Actuagri

Céréales - Un stock de report de blé réévalué

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Le Conseil spécialisé céréales de FranceAgriMer a revu à la hausse son estimation de stock de report en fin de campagne, en raison d’importations abondantes de blé américain en Europe à des prix compétitifs. Réuni le 13 février, le Conseil céréales de FranceAgriMer a présentés ces habituels bilans prévisionnels. Par rapport à ceux de janvier, le conseil spécialisé a renforcé son estimation de stock de report de blé tendre, le portant de 2,29 à 2,42 Mt, ce qui reste encore dans une petite moyenne. Le principal ajustement apporté à ce bilan blé tendre concerne les ventes à nos partenaires de l’Union européenne en dehors de l’Angleterre qui pour des raisons de récolte catastrophique, a largement recouru au blé français, alors que les autres acheteurs habituels l’ont boudé. Dès lors, la prévision d’exportation vers l’UE est abaissée de 260 000 t, à 6,875 Mt. C’est essentiellement la conséquence des entrées de blé américain très compétitif, dans le marché européen, qui est à l’origine de la baisse annoncée de nos ventes. En revanche et bien que là aussi, il faille affronter la concurrence américaine, FranceAgriMer maintient l’objectif de 10 Mt à destination des pays tiers. La prévision de collecte de maïs a été légèrement augmentée (+ 90 000 t) ainsi que les utilisations par l’amidonnerie (+ 50 000 t), mais les exportations vers les pays tiers ont été réévaluées de 100 000 t, à 500 000 t. Sur le marché communautaire, le maïs français reste sous le poids de la concurrence des importations ukrainiennes notamment. L’estimation de stock de report est quasi reconduite, avec 2,75 Mt, ce qui risque de faire lourd en fin de campagne. Avec 1,70 Mt, le report d’orge n’a pratiquement pas été modifié. Si les prévisions de ventes à l’UE ont été réduites de 100 000 t, à 3,75 Mt, en revanche, celles aux pays tiers ont été augmentées de 150 000 t pour un total élevé, de 1,65 Mt. Pour les différentes céréales, les estimations d’utilisation dans l’alimentation animale n’ont pas été modifiées, en particulier s’agissant du blé dur pour lequel le chiffre exceptionnel de 200 000 t a été maintenu, alors qu’au 1er janvier, ses incorporations n’atteignaient que 870 t.

Les cultures d’hiver contrariées par les pluies
Dans sa note «Agreste» de février, le ministère de l’Agriculture a peu modifié ses précédentes estimations de semis d’hiver, avec 4,98 Mha de blé tendre, en progression de 3 % sur 2012, 384 000 ha de blé dur, en recul de 9 %, 1,11 Mha d’orge, soit +12 % et 1,52 Mha de colza en retrait de 4,9 %. Agreste note que les semis parfois tardifs, ont été pénalisés dans certaines régions par l’excès de pluies ayant pu entraîner des retards de croissance et des pertes à la levée. Ce qui pourrait amener au retournement de certaines parcelles à la sortie de l’hiver.

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