L'Agriculteur de l'Aisne 11 mai 2012 à 11h11 | Par Gaetane Trichet

Chambre d'agriculture - La filière équine dans l’Aisne : un secteur économique à part entière

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Lors de la session Chambre d’agriculture de l’Aisne du 20 avril dernier, Philippe Pinta, président, avait invité Emmanuel Biallais, secrétaire général du Conseil interrégional du cheval et Jean-Luc Egret, président pour la région picarde du Conseil interrégional du cheval en Picardie-Nord-Pas-de-Calais et président du pôle d’excellence rurale de La Capelle, pour faire le point sur la filière équine. «La filière cheval est aujourd’hui reconnue comme un secteur économique à part entière» ont-ils rappelé en premier lieu. Elle est gérée par le Conseil du Cheval interrégional qui rassemble l’ensemble des acteurs de la filière équine (éleveurs, valorisation, commercialisation, utilisateurs finaux, et chevaux de traits, ânes, courses, sports) représentés par une quarantaine d’associations. Au niveau  national, chaque sous filière a une société mère qui gère les affaires globales. «Le conseil du cheval est une structure qui fonctionne de manière régionale. On s’est rapproché du Nord-Pas-de-Calais car nous avions des actions spécifiques depuis de nombreuses années. En partenariat avec les Chambres d’agriculture et Haras Nationaux (devenus aujourd’hui des IFCE -institut français du cheval et de l’équitation-), nous réalisons les contrats de progrès qui sont des aides à la modernisation des structures équines, on travaille sur l’installation... Le Conseil du cheval sert aussi d’observatoire économique de la filière équine. Avec les Chambres d’agriculture, l’IFCE, nous mettons en place des références technico-économiques sur la filière» a expliqué Emmanuel Biallais avant de parler des aides octroyées par le Conseil régional de Picardie. Le Conseil du Cheval a pour objectif la valorisation et le développement de la filière sur l’économie régionale, sur les emplois, l’environnement ou encore le sport. Grâce à ses connaissances, il fait la promotion des équins à travers ses nombreuses utilisations. Il intervient également dans l’organisation, promulgue des conseils, des services et met en place des programmes d’accompagnement des acteurs. «Notre rôle est axé sur la défense des intérêts de la profession équine. Recherche d’informations, formation, conseil, accompagnement font également partie de notre quotidien».
L’hippodrome de La Capelle, véritable institution
Emmanuel Biallais a exposé différents chiffres qui montrent le poids économique de la filière équine en Picardie. L’Observatoire économique régional est un outil permettant de suivre les évolutions de la filière équine en région. En Picardie, on recense 1 678 entreprises, 4 358 emplois, un peu plus de 246 millions d’euros de chiffre d’affaires, 30 140 équidés (dont 50 % dans l’Oise, 25 % dans l’Aisne et 25 % dans la Somme), 57 298 ha valorisés, 358 établissements équestres,
26 326 licenciés FFE et 6 sociétés de courses. «A chaque fois que l’on augmente le cheptel de 7 équidés, on crée un ETP (équivalent temps plein). Le cheval n’est pas délocalisable et c’est une production qui a besoin de main d’œuvre car peu mécanisé» a-t-il rappelé avant de laisser la parole à Jean-Luc Egret qui a fait un point plus particulier sur les hippodromes en s’arrêtant sur celui de La Capelle. «Nous bénéficions de structures à La Capelle, Amiens, Compiègne, Chantilly, Laon et Abbeville. L’hippodrome international de La Capelle propose 20 réunions par an et a généré en 2011,  un chiffre d’affaires de plus de 48,2 millions d’euros, venant en grande partie de la prise des paris sur la France et les territoires d’Outre Mer. La Capelle a battu deux fois de suite le record du quinté qui s’est joué sur La Capelle avec 18 800 000 euros sur une seule course» a détaillé le président, rappelant que l’hippodrome de Thiérache est le seul à avoir été labellisé par les services de l’état «pôle d’excellence rurale». «Le panier moyen du parieur est de 10,80 euros dans l’Aisne, 11,50 euros sur le plan national».
L’hippodrome de La Capelle est classé en 2011, 5ème sur les 230 structures françaises tant au niveau des enjeux que des entrées. Il est composé de trois pistes (1 609 m le seul anneau de vitesse en Europe, 1 000 mètres et 800 mètres), 36 boxes -110 le jour des courses-, 35 ha en propriété à la Société des courses, un restaurant panoramique de 400 places, un hall de 1 200 places pour les paris. 6 permanents sont employés à l’année et 120 vacataires en moyenne le jour des courses. «Nous avons une particularité à La Capelle. La société des courses est propriétaire de toutes ses installations».

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