L'Agriculteur de l'Aisne 19 novembre 2013 à 08h00 | Par Actuagri

Christiane Lambert, première vice-présidente de la FNSEA - Pause !

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C’est le cri de ralliement de tous les manifestants qui foulent le pavé ces dernières semaines. Rarement l’overdose fiscale n’a été aussi forte. D’ailleurs, le secteur équin l’a vivement dénoncé face au projet de passage du taux de TVA de 7 à 20 % au 1er janvier 2014 ! Voilà qui va grever la rentabilité des entreprises du secteur, grandes et petites. Artisans, commerçants, salariés, vétérinaires et professions libérales n’hésitent plus à manifester ou à pétitionner pour dire les risques pour leurs secteurs et le danger pour l’emploi. Dans ce contexte, pour alerter une fois de plus le Gouvernement, FNSEA, Coop de France et ANIA ont tenu une conférence de presse commune relayant fortement les doléances du terrain et exigeant une pause fiscale et réglementaire. 500 000 agriculteurs et 500 000 salariés dans 13 000 entreprises font de notre secteur la première filière de France avec 160 milliards de chiffre d’affaires. C’est aujourd’hui 15 % des emplois en France et 10 à 12 milliards d’euros annuel de contribution positive à la balance commerciale. Mais attention il y a danger ! Les lourdeurs et lenteurs administratives dissuadent les porteurs de projet et les initiatives. Notre secteur investit moins, les volumes produits régressent alors que d’autres pays font de l’agriculture et de l’agroalimentaire un secteur stratégique. Le Gouvernement doit réagir tant qu’il est encore temps et appliquer les chocs de compétitivité et de simplification promis ! De nombreux emplois en dépendent. Il est temps de prendre les décisions qui s’imposent sur l’harmonisation sociale européenne pour mettre un terme au dumping social de l’Allemagne, d’homogénéiser les règles sanitaires et environnementales qui sont toujours en notre défaveur et d’accompagner tous les projets de développement agricoles et agro-alimentaires car jamais le carnet de commandes de l’agriculture n’a été aussi rempli ! Le soutien aux activités du secteur primaire est indispensable pour le retour de la création d’emplois en France. Le redressement productif, tout le monde en parle ! Le secteur agricole est à ce jour celui qui y contribue le plus mais qui a besoin aujourd’hui de plus de liberté d’entreprendre et de moderniser pour rester compétitif et durable. Besoin aussi de juste rémunération des produits face à des coûts de production et des contraintes plus élevés. Coude à coude et solidaires dans l’action, tous les acteurs du monde de l’entreprise demandent que le gouvernement lève le pied sur les taxations et donne un coup de pouce aux projets ! Vite il y a urgence !

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