L'Agriculteur de l'Aisne 16 février 2012 à 16h48 | Par Actuagri

Commerce extérieur de la France - Avec plus de 11 milliards d’euros, les exportations agroalimentaires ont battu des records en 2011

Alors que le commerce extérieur français s’est détérioré globalement, 2011 a été un très bon millésime pour l’agroalimentaire, a souligné Pierre Lellouche, secrétaire d’État au Commerce extérieur, présentant les résultats de l’année écoulée.

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Alors que le déficit commercial français s’est dégradé en 2011, entre autres du fait de la facture énergétique alourdie par le renchérissement du pétrole, l’agroalimentaire est venu au secours du commerce extérieur, avec un résultat de 11,4 milliards d’euros de solde positif.

Le plus haut niveau historique «marqués par la hausse des cours des matières premières, les échanges de produits agroalimentaires de la France, calculés en valeur, ont connu une croissance vigoureuse en 2011». Les exportations ont progressé notamment de 14,6 % alors que les importations ont connu une croissance moins soutenue (+9,0 %). Il en est ressorti «une amélioration notable» de l’excédent commercial, qui passe ainsi de 7,9 milliards d’euros en 2010 à 11,4 milliards en 2011, «soit le plus haut niveau de son histoire». La France a conservé son rang de 4e exportateur mondial de produits agroalimentaires. Elle reste néanmoins troisième en Europe, battue par les Pays-Bas et l’Allemagne. Elle demeure le premier exportateur mondial de boissons. Le commerce extérieur agroalimentaire a été dopé par la hausse des ventes de produits agricoles (+ 20 %), qui représentent 28% des ventes totales dans le secteur. les exportations de céréales ont notamment bénéficié de la hausse des prix et ont progressé de près de 35%. À l’inverse, les importations agricoles ont été quasiment contenues (+ 3,5%). l’excédent commercial s’est donc fortement consolidé, doublant pour atteindre le niveau record de 4,6 milliards d’euros. les échanges de produits des industries agroalimentaires (IAA) hors boissons se sont inscrits en hausse de 13,3 % pour les exportations et de 10,8 % pour les importations, permettant au déficit de se réduire de 0,3 milliard, pour s’établir à 2,7 milliards d’euros. Enfin, les échanges de boissons ont généré un solde de 9,5 milliards, contre 8,6 en 2010 et 7,2 en 2009. «les exportations ont été dopées par les ventes en Asie et au proche et Moyen Orient», précise le secrétariat d’État. Le secteur agroalimentaire a été en 2011 le deuxième secteur exportateur, par l’importance de son solde, derrière le secteur aéronautique, qui a dégagé un excédent de 17,7 milliards d’euros.

«Avec une telle réussite dans les finances françaises, il est curieux que les politiques ne s’intéressent pas plus à l’agriculture, un secteur économique important qui emploie, qui répond aux attentes de la société (alimentaire, énergie…)» estiment les responsables agricoles.

L’Ania a pour objectif de retrouver la place de premier exportateur


Malgré les bonnes performances du secteur agroalimentaire en 2011, l’association nationale des industries alimentaires (ania) a réagi le 8 février en rappelant la fragilisation du secteur, et souhaite que le secteur agroalimentaire français retrouve sa place de premier exportateur. «Malgré ces bonnes performances dues en grande partie aux vins et spiritueux et dans une moindre mesure aux produits laitiers, l’excédent commercial agroalimentaire se fragilise et la France ne cesse de perdre des parts de marchés au niveau mondial mais aussi au niveau européen. La France a ainsi perdu son rang de premier exportateur de produits agroalimentaires en 2005 au profit des États-Unis, puis des Pays-Bas et enfin tout dernièrement de l’allemagne», a indiqué l’ania. «Retrouver notre place de premier exportateur mondial de produits alimentaires transformés, tel est l‘objectif ambitieux que l’on doit se fixer pour créer des emplois dans l’industrie et tirer vers le haut l’ensemble de la filière», a déclaré Jean-rené Buisson, président de l’ania. L’assurance de débouchés pour les surcapacités de production actuelles, «permettrait de maintenir le tissu industriel sur tout le territoire» et par conséquent de «renforcer notre premier partenaire qu’est le secteur de l’agriculture», a-t-il commenté

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