L'Agriculteur de l'Aisne 08 juillet 2011 à 14h18 | Par USAA

Communication avec le grand public - Vendre 5 litres de lait pour se payer un café...

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- © l'agriculteur de l'aisne
Les habitués du marché du samedi matin à Saint-Quentin avaient du mal à en croire leurs yeux mais aussi leurs oreilles. En effet, une vache en plastique grandeur nature et quelques ballots de paille occupaient l’extrémité de la place de l’Hôtel-de-Ville.
Un café offert, accompagné de lait si besoin, qui était le bien venu et permettait d’entamer la discussion sur le décalage entre les prix départ ferme et les tarifs pratiqués par les grandes et moyennes surfaces. Quelques exemples simples, affichés sur les panneaux accompagnant ce point d’info sympa, enfonçaient le clou : 5 litres de lait = 1 café, ou encore 4 kilos de blé = le prix d’une baguette de 250 g. Le crouton dégagé de la baguette représente la part du grain dans le prix du pain : à peine 1/16 !

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Organisée par l’Union des Syndicats Agricoles de l’Aisne, à l’initiative du conseil d’administration  du canton du Catelet, cette opération de communication a fait un carton : 800 personnes contactées, plusieurs centaines de cafés offerts. Pour Philippe Ricour, président du canton du Catelet, ce type d’opération est indispensable : «les gens ont besoin de savoir d’où viennent les hausses de prix. C’est payé très bas au départ de la ferme, c’est très haut dans les rayons des magasins. La marge va bien quelque part quand même !». Alors, bien sûr, il y a un observatoire des marges qui a été lancé voilà deux ans, mais pour l’heure, les agriculteurs et les consommateurs n’en voient pas l’effet.
A l’heure des bilans, le conseil d’administration du Catelet tenait à souligner le soutien de présidents et d’administrateurs d’autres cantons mais aussi de responsables à l’image de Henri-Noël Lampaert, le président du SDPL. «C’est important pour le public d’avoir les bonnes explications données par des spécialistes en la matière, c’est pour cette raison que la participation d’agriculteurs de chaque secteur de production était primordiale», précise encore Philippe Ricour, sans oublier de remercier «l’éleveur» de la vache en résine qui a prêté gentiment son bovin, la société Sodineg, concessionnaire en matériel de TP à Saint-Quentin.

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