L'Agriculteur de l'Aisne 18 juin 2010 à 17h59 | Par Adasea

Conforter la politique d’accompagnement à l’installation en agriculture

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Réunies en assemblée générale, à Paris, le 1er juin, les ADASEA*/ODASEA** ont confirmé les besoins d’accompagnement exprimés  par les candidats à l’installation en agriculture dont les projets sont de plus en plus divers et pointus.
Un tiers des installations se réalisent en dehors du cadre familial. Le désengagement de l’Etat enclenché depuis plusieurs années a atteint un niveau critique qui ne permet plus de répondre à toutes les demandes qui pourront être formulées au cours de l’année 2010 compte tenu des besoins constatés les années passées et des financements alloués pour 2010.
Dans un contexte économique difficile, le renouvellement des générations en agriculture passe par de l’accompagnement, de la mise en relation entre cédants et repreneurs, afin qu’aucun projet d’installation ne soit, a priori, écarté.
Ce travail conduit par les ADASEA/ODASEA participe au maintien de l’emploi sur les territoires et à leur vitalité.
L’Etat, qui a pris des engagements forts lors des assises des territoires ruraux et du dernier Comité interministériel d’aménagement et de développement du territoire (CIADT), doit les concrétiser en confortant la politique d’accompagnement à l’installation en agriculture dans le cadre des décisions budgétaires à venir.


*Adasea (Association départementale pour l’aménagement des structures des exploitations agricoles)
**ODASEA (Organisme départemental pour l’aménagement des structures des exploitations agricoles) service identifié au sein de la chambre d’agriculture.

Didier Halleux
Didier Halleux - © l'agriculteur de l'Aisne

interview Didier Halleux, Président de l’ADASEA Aisne, : "Moins de financement, cela veut dire un accompagnement moindre des jeunes agriculteurs"

Pourquoi le G.I.E. des A.D.A.S.E.A. a t'il décidé de publier ce communiqué ?
Au préalable, il faut rappeler que les A.D.A.S.E.A., de par les missions de service public qui leur sont confiées, bénéficient d'un financement de l'Etat pour assurer une partie du travail sur l'installation et la transmission, voire les mesures agri-environnementales. Depuis plusieurs années, ces financements sont en baisse constante et importante, au niveau français mais aussi pour le département. Le G.I.E. souhaitait attirer, fortement, l'attention sur cette situation car les enjeux, pour le renouvellement des générations, sont forts.
Or, aujourd'hui, l'enveloppe nationale allouée, pour 2010, ne suffira pas à couvrir tout le travail nécessaire pour assurer cette mission recentrée sur notre coeur de métier autour de l'installation / transmission et du renouvellement des générations. Il faut, aussi, prendre conscience que l'impact est majeur pour la profession car, d'une manière ou d 'une autre, c'est une perte pour l'agriculture et les agriculteurs.

Pouvez-vous nous préciser les enjeux et les conséquences de ces restrictions budgétaires ?
Aujourd'hui, les A.D.A.S.E.A. sont des acteurs majeurs du renouvellement des générations et, comme le précise le communiqué, moins de financements, cela veut dire un accompagnement moindre des jeunes agriculteurs alors même que le challenge de l'installation demande plus d'expertises autour des réglementations plus nombreuses. Je crois qu'il faut noter que les instances nationales (F.N.S.E.A., J.A. et A.P.C.A.) sont pleinement conscientes des enjeux et nos O.P.A. départementales le sont également. On peut noter, aussi, que les A.D.A.S.E.A. se sont largement adaptées depuis plusieurs années,  y compris dans l'Aisne, pour faire face au désengagement de l'Etat.

L'assemblée générale de l'A.D.A.S.E.A. a lieu le 16 juin, pouvez-vous nous en dire plus ?
Cette année, nous avons choisi d'évoquer le travail que nous menons sur l'environnement depuis plus de 10 ans et surtout les résultats et les engagements pris par les agriculteurs du département.
En effet, des C.T.E. (Contrats Territoriaux d'Exploitation) ou C.A.D. (Contrats d'Agriculture Durable) en passant par G.T. (Gestions de Territoire), de nombreux dispositifs se sont succédés et les actions mises en place sont nombreuses et il est important de le faire savoir pour montrer ce que mettent
en place les exploitants. Faire le bilan permettra aussi d'aborder les questions de l'avenir des M.A.E. (Mesures Agri-Environnementales).
(propos recueillis par Emmanuel Pigeon)

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