L'Agriculteur de l'Aisne 18 février 2011 à 11h00 | Par Actuagri

Conjoncture viticole - Des marchés plutôt bien orientés

A la mi-campagne, la plupart des marchés des vins rouges, rosés, blancs, sans indication géographique avec ou sans cépage, avec indication géographique protégée (avec ou sans cépages), ainsi que la plupart des AOC étaient orientés à la hausse.

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Six mois après le début de la campagne viticole 2010-2011, les transactions cumulées de vins sans indication géographique sont plutôt en retrait par rapport à la campagne précédente. Toutes couleurs confondues, elles ne s’élèvent qu’à 1,6 million d’hl en retrait de 4 % par rapport aux volumes qui avaient été commercialisés à la mi-campagne 2009-20010. Cette diminution s’explique essentiellement par la relative faiblesse des quantités de vins rouges et rosés sur ce segment des vins sans indication géographique. Compte tenu des besoins exprimés et des volumes disponibles plus réduits sur ce segment, les prix moyens à mi-campagne des vins rouges (55,13 €/hl ; +28 %) et à un moindre degré des rosés (+51 ; 32 €/hl ; +7 %) s’établissent donc toujours à des niveaux relativement élevés, en progression importante par rapport à la campagne précédente. Les cours des blancs sont aussi assez fermes à 51,60 €/hl de moyenne depuis le début 2010-2011, en hausse de 14 % par rapport à leur niveau plutôt bas de l’année dernière.
A l’intérieur du segment des vins sans IG, les transactions cumulées des vins de France sans indication géographique, mais avec mention de cépage, continuent pour leur part d’afficher des progressions importantes par rapport à la campagne précédente. Les ventes cumulées de ces vins toutes couleurs confondues s’élèvent à 316 000 hl contre 138 000 hl à la fin janvier 2010. Et comme dans l’ensemble des vins sans IG, la valorisation des vins avec mention de cépage est toujours supérieure à celle de la campagne précédente.

Quelques exceptions
Grâce à une activité très soutenue depuis le début de l’année, les ventes cumulées de vins de France à indication géographique protégée sont toujours nettement supérieures à celles que l’on pouvait observer à la mi-campagne 2009-2010 s’élevant à 3,8 millions d’hl de vins rouges et rosés (+22 %) et à 0,8 millions d’hl de blancs. L’évolution favorable de ce segment s’explique essentiellement par la forte progression des ventes de ces vins mentionnant un cépage et plus particulièrement par celles de l’IGP Pays d’Oc qui représentent la majeure partie des échanges sur ce segment de marché.
Les cours de ces vins rouges et rosés à six mois de la campagne 64,24 €/hl continuent toujours de progresser et affichent une nette augmentation par rapport à la campagne précédente, sous l’effet conjuguée d’une hausse de 18 % du prix moyen des cépages, mais aussi celui des génériques. D’une manière générale, le cours des blancs reste aussi relativement ferme avec des niveaux quasiment comparables à 2009-2010 aussi bien pour les cépages que les IGP sans mention.
Enfin, l’activité des appellations d’origine contrôlée est également dynamique avec une progression des échanges des AOC bordelais, beaujolais, de la vallée du Rhône et de Bourgogne, sauf sur les rouges du Languedoc Roussillon et du Bergerac. D’une manière générale les prix sont aussi comparables ou supérieurs à ceux de la campagne précédente à l’exception notable de ceux des appellations d’Aquitaine, en blanc et de la vallée de la Loire, en rosé et en blanc, à cause de la faiblesse des cours du Muscadet.

Le fonds de promotion se met en place

Doté de 10 millions d’euros par FranceAgriMer, le fonds de promotion des vins sera opérationnel cette année, 8 millions d’euros étant consacrés à la promotion des vins français à l’étranger et 2 millions d’euros à la recherche et développement. Il servira à relayer des actions engagées par les interprofessions dont le financement sera assuré à parts égales, soit une force de frappe totale de 20 millions d’euros.
Deux groupes de travail ont été constitués, l’un sur la promotion, l’autre sur la recherche, pour examiner les programmes d’action avant qui seront ensuite avalisés par le conseil viticole de FranceAgriMer. Les premières propositions devraient être examinées au mois de mai, étant entendu que les crédits non engagés au 1er septembre seront remis à la disposition de FranceAgriMer.


Arrachage 2010-2011 : plus de 6 000 ha

6264 hectares de vignes exactement devront être arrachés au titre de la dernière campagne 2010-2011 financée par l’Union européenne, soit un volume financier de 36,9 millions d’euros. 73 % des surfaces sont localisées en Languedoc-Roussillon et en priorité l’Aude, l’Hérault et le Gard.

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