L'Agriculteur de l'Aisne 15 mars 2011 à 11h45 | Par Réussir

Contractualisation - Les coops de fruits et légumes pour un système d’assurance prix

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Les coopératives de fruits et légumes proposent un système d’assurance prix, pour couvrir le risque de variation, dans le cadre du contrat devenu obligatoire. C’est l’idée qu’a lancée Jean-Michel Delannoy, le président de la Fédération des coopératives de fruits et légumes et horticulture (Felcoop), à son assemblée générale annuelle le 11 mars.
Le contrat, une bonne idée. Mais avec un système d’assurance prix, c’est encore mieux pour que la contractualisation obligatoire depuis le 1er mars dans le secteur des fruits et légumes démarre sans ratés. Tel est le point majeur qu’a abordé le président de la Felcoop dès le début de son discours d’assemblée générale le 11 mars.

Développer le contrat et l’assurance en même temps
Cette assurance servirait à indemniser la coopérative ou l’organisation de producteurs, qui se trouverait confrontée à une chute des prix de marché des fruits et légumes et fleurs, alors qu’elle aurait acheté au producteur à un prix supérieur, fixé par le contrat. Un tel fonds de mutualisation, européen, serait abondé par les États membres et par l’UE, a suggéré Jean-Michel Delannoy : «Nous souhaitons la mise en place d’un fonds de mutualisation, cofinancé par les pouvoirs publics français et européens, qui serait actionné lorsque le prix payé aux producteurs est inférieur au prix contractualisé par la coopérative».La mise en place de ce système d’assurance-prix aurait comme avantage de «lier accompagnement public et contractualisation», et de plus, «l’un renforce l’autre».

Créer de la marge
Pour les coopératives, la contractualisation est un outil, parmi d’autres, «qui devrait permettre de mieux réguler» le secteur. Plutôt qu’asseoir la commercialisation des fruits et légumes sur la recherche du prix le plus bas, le président de Felcoop estime que la situation actuelle, marquée par « une perte de valeur ajoutée due à une concurrence exacerbée entre nous» «doit cesser». «Nous devons créer de la marge avant, sans pénaliser nos clients et les consommateurs», a-t-il déclaré. 
La recherche du prix le plus bas est encouragée par des accords internationaux comme ceux du pruneau d’Agen et de la tomate marocaine, a montré la table ronde organisée par Felcoop.

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