L'Agriculteur de l'Aisne 27 juin 2018 à 11h00 | Par Basf

Des cultures et des fleurs pour nourrir les abeilles, rencontre avec Bertrand Evrard.

Grâce à sa participation au programme BiodiversID et au groupe Carré Performance, Bertrand Evrard, agriculteur en polyculture-élevage dans le Ternois mesure et quantifie avec l’appui de partenaires, la biodiversité ordinaire présente sur son exploitation.

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- © l'agriculteur de l'Aisne

Son engagement dans ces programmes lui a aussi permis de conjuguer développement de la biodiversité à l’échelle d’un territoire et agriculture moderne et performante.Bertrand Evrard a confirmé son engagement pour la biodiversité en rejoignant en 2016 le groupe Carré Performance et en 2017 le programme BiodiversID.La Ferme Pilote en Agro-Ecologie Performante développe depuis 2016 des groupes de travail et de recherche Carré Performance. Ainsi, les agriculteurs peuvent aborder différentes thématiques comme l’agrobiodiversité, la fertilité des sols, les nouvelles technologies ou encore les techniques innovantes.Concernant la biodiversité, l’enjeu global est de l’intégrer comme paramètre de la productivité des exploitations agricoles et de déployer des actions la favorisant : intercultures mélange multi-espèces, opération « Coup d’Pousse », semis de mélanges mellifères, plantation de haies, relation apiculteurs-agriculteurs, etc …Le programme BiodiversID, quant à lui, permet aux agriculteurs de faire un diagnostic de leur exploitation vis-à-vis de la biodiversité fonctionnelle présente dans les campagnes et d’identifier des bonnes pratiques à mettre en oeuvre.Bertrand Evrard a donc trouvé des partenaires pour mesurer, quantifier la biodiversité ordinaire présente sur son exploitation, et démontrer que la cohabitation entre la biodiversité et l’agriculture « conventionnelle » et rentable est possible.

« De la biodiversité, on en fait tous ! »

Son engagement dans le programme est lié à sa volontéde défendre son métier d’agriculteur auprès du grand public, et contrer les détracteurs de l’agriculture moderne, accusée de détruire la biodiversité, notamment les abeilles domestiques.Grâce à ce premier diagnostic, réalisé en 2017, Bertrand EVRARD pourra compter sur les préconisations des experts et les conseils des autres agriculteurs du programme pour faire progresser son exploitation.Des premiers résultats très encourageantsPour cette première année, les résultats sont encourageants : les Surfaces d’Intérêt Ecologique (SIE) qui atteignent 17%, bien au-delà des 5% réglementaires, ou encore la présence de nombreuses prairies qui accueillent, selon les comptages réalisés par l’agriculteur, une diversité de pollinisateurs (abeilles domestiques, bourdons, papillons, mouches...).De l’importance des grandes culturesLes échantillons de pollen prélevés par un apiculteur ayant installé quelques ruches sur l’exploitation de Bertrand Evrard, montrent notamment une bonne représentativité des pollens de colza pendant sa floraison. De plus, la présence non négligeable (23%) de colza dans le miel de printemps récolté à la ruche révèle également l’importance de cette culture pour les pollinisateurs.

Des couverts pour prendre le relais des cultures

A l’initiative du programme, le Réseau Biodiversité pour les Abeilles rappelle que les pollinisateurs sont complètement dépendants de la ressource alimentaire présente sur le territoire et souligne que bien souvent, celle-ci fait défaut pour couvrir leurs besoins sur l’année. Le RBA propose d’améliorer cette offre par l’implantation d’aménagements qui auront la capacité d’offrir du pollen et du nectar en quantité et en qualité, et de prendre le relais des cultures agricoles, une fois leurs floraisons terminées.

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