L'Agriculteur de l'Aisne 08 janvier 2013 à 15h39 | Par Actuagri

Editorial de Gérard Tubery, président Fop - Résolus, solidaires et déterminés

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Nous avons, tout au long de 2012, affronté de nombreux vents contraires sans pour autant sombrer. Il faut s’attendre à affronter cette année de nouvelles tempêtes. Nous feront-elles échouer? Je ne le pense pas et je suis même persuadé du contraire. Car nous avons dans nos mains trois atouts majeurs : la légitimité politique, la clairvoyance économique et le sens du collectif. Consolider notre légitimité politique implique de s’engager aux côtés de la FNSEA et des JA pour gagner les élections aux Chambres d’agriculture et affirmer ainsi, haut et fort, notre représentativité ; celle-là même qui est contestée qu’une fois tous les six ans ! Est-ce suffisant pour rendre crédible nos opposants ? Je ne le pense pas car la posture qu’ils retiennent consiste à nous critiquer et/ou à critiquer ce que nous avons fait. Pour ma part, quand je dresse le bilan de nos actions, je suis fier de ce qui a été fait. Aussi, plutôt que d’écouter des chants à la gloire de modèles dépassés ou individualistes, je préfère le présent convaincant et le futur attrayant que proposent la FNSEA et les JA, porteurs de réponses concrètes et de solutions collectives. Etre porteurs de réponses concrètes et de solutions collectives est signe d’une vraie clairvoyance économique. Nous avons su construire des filières performantes qui contribuent positivement à l’économie de notre pays. Nous devons être fiers de répondre, grâce à nos productions et à l’action de nos filières, aux défis économiques, politiques, environnementaux, sociaux, territoriaux. Nous devons être fiers d’être des créateurs de nourriture, d’emplois, de richesses, de développement, d’exportations, d’énergie, de chimie. Nous devons être fiers de notre réussite, de notre image, de notre organisation. Surtout que, demain, pourra-t-on tout attendre des Pouvoirs publics ? Les priorités gouvernementales peuvent changer sous l’effet de la crise budgétaire ou sous l’influence de multiples autres facteurs. Sommes-nous sûrs que cela plaidera toujours en notre faveur ? Je ne le pense pas. Alors, ne doit-on pas continuer de réfléchir à de nouvelles stratégies de création de valeur ajoutée, d’organisation économique et d’interprofessions, de recherche et d’innovation, d’amélioration et de performance de nos techniques culturales ? Ne doit-on pas réfléchir à des mécanismes novateurs en termes d’assurances, de contractualisation inter-filière, de relance des protéagineux et de plan protéines, de projets de territoire… ? Prenons garde à des postures qui nous conduiraient à nous diviser et à se faire arbitrer par d’autres. Les producteurs ne l’accepteraient pas et nous en rendraient tous responsables. Aussi veillons à garder notre unité et notre solidarité : ce sont sur ces valeurs que repose notre force collective. Et j’ai l’intime conviction que c’est elle, et elle seule, qui nous permettra de relever mes défis de 2013 et de réussir ensemble.

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