L'Agriculteur de l'Aisne 05 octobre 2012 à 17h21 | Par Agrapresse

Elevage - Arvalis inaugure ses bâtiments dédiés à la recherche en élevage laitier

L’institut de recherche végétale a inauguré sa station expérimentale de Loire-Atlantique le 2 octobre. Cette structure expérimente différentes voies pour optimiser l’alimentation animale et explore des pistes pour améliorer les conditions de travail des éleveurs et le bien-être animal.

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Inaugurés le 2 octobre, les nouveaux bâtiments laitiers de la station expérimentale de la Jaillère (Loire-Atlantique) d’Arvalis ont pour but «de combiner performances techniques, économiques et environnementales». C’est ce qu’a expliqué Jacques Mathieu, directeur général de l’institut de recherche, lors de l’inauguration de la structure. Ce «bâtiment, nous l’avons voulu support des innovations de demain», raconte-t-il, afin de «construire un avenir optimiste pour les agriculteurs du Grand-Ouest». Concrètement, ces installations permettraient de réduire la pénibilité du travail avec, par exemple, la distribution de ration alimentaire entièrement automatisée, ou encore un système de paillage par soufflerie rapide qui limite la propagation de particules de poussière dans l’air. Mais elles veulent avant tout améliorer «l’autonomie en protéines» des exploitations laitières, précise Jacques Mathieu. «Nous allons travailler sur les légumineuses : améliorer les techniques de production et l’intégration dans les rations», poursuit-il. Et, afin d’améliorer la productivité de chaque vache, «nous travaillerons les complémentarités maïs, prairies et légumineuses». Les chercheurs présents sur l’exploitation s’interrogent également sur l’impact que peuvent avoir des distributions de rations plus fréquentes sur la production des 120vaches étudiées dans cette structure.

Ecologie et bien-être animal

«Cette station est devenue une référence nationale en matière d’impact et de gestion environnementale», s’est réjouit Jacques Mathieu. Equipé de panneaux solaires, mais aussi d’une fosse de récupération d’eau de pluie pour le lavage de la salle de traite, le bâtiment économise au maximum les ressources naturelles. Un méthaniseur qui transformera le lisier et ce qui n’est pas consommé à l’auge est également en projet. Le bien-être animal a, lui aussi, été pris en compte dans la conception de la structure. Un dôme en plexiglas apporte ainsi un éclairage naturel à l’ensemble des 1 230m2 de la station dédiée à l’élevage. Mais ces innovations ont un coût relativement élevé. L’ensemble de la partie élevage (fosse à lisier, logement des animaux, salle de traite) et le matériel expérimental (robot d’alimentation et pailleur semi-automatique) requièrent un financement d’environ 750 000€ pour un troupeau d’une centaine de vaches. Dans le département, l’investissement moyen pour un bâtiment d’élevage standard de même taille est estimé, lui, à 540 000€.

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