L'Agriculteur de l'Aisne 23 mai 2012 à 15h20 | Par Actuagri

Fermes ouvertes - Pascal Ferey : «Ce n’est pas une récré mais une démarche d’éducation»

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Comme chaque année, les agriculteurs ouvrent leur ferme lors de l’opération «Fermes ouvertes». Pascal Ferey, vice-président de la FNSEA, porte le projet et se rendra dans l’Indre pour le lancement le lundi 21 mai.*

Très concrètement, qu’est-ce que l’opération Fermes ouvertes ?
Pascal Ferey
 : C’est la 23° édition cette année que les fermes ouvertes sont organisées par la FNSEA. Le but est de faire se rencontrer les écoliers et les agriculteurs. 45 000 exploitations environ ouvrent leurs portes à des dizaines de milliers d’enfants. Cette opération nationale se déroule souvent au mois de mai, moment où la nature s’éveille.

Quelle est la nouveauté cette année ?
PF
 : On a souhaité relooker la présentation de cette opération. Nous changeons les formats de communication mais aussi les livres pédagogiques pour les enfants. Quand ils viennent dans les fermes, ils ne sont pas en récré, c’est une vraie démarche d’éducation. Le but est de leur faire comprendre qu’un agriculteur produit des aliments et entretient les territoires. Nous souhaitons que ces jeunes puissent un jour dire «je serais agriculteur».

Justement, est-ce que les fermes ouvertes suscitent des vocations ?
PF
 : On nous pose beaucoup de questions comme : combien de fois traite-on les vaches par jour ? Comment on récolte le blé ? Comment nourrit-on une poule ? Les enfants sont très pertinents dans leurs questions. Je ne sais pas si nous suscitons des vocations mais nous souhaitons témoigner que nous sommes des gens «normaux». L’agriculteur a la réputation d’être un peu timide, renfermée, nous voulons montrer que nous sommes des exploitants professionnels et que nos fermes ne sont pas des zoos.

En tant qu’agriculteur, faut-il avoir des qualités de pédagogue pour ouvrir sa ferme ?
PF
 : Il faut être ouvert et passionné de son métier pour pouvoir le raconter. Si l’agriculteur a envie d’ouvrir sa ferme il peut prendre contact avec sa FDSEA, ou souvent, c’est elle qui le contacte. Une discussion avant les visites permet d’expliquer quels sont les besoins pour la journée afin que tout se passe au mieux. Au final, il n’y a rien de plus beau de voir des enfants s’émerveiller devant une fleur, caresser une volaille… Nous avons une réelle dimension pédagogique car de plus en plus, y compris en milieu rural, les enfants mais aussi les parents ne connaissent pas notre métier et le milieu naturel dans lequel ils habitent. Il est important qu’ils sachent que derrière un produit agroalimentaire, il y a toujours un agriculteur qui sommeille.

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