L'Agriculteur de l'Aisne 17 février 2011 à 13h53 | Par Laurent Ruck

Fertilisation azotée du colza

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Des colzas plus réguliers
Cette année sur une même région, le développement des colzas est plus régulier que lors de la précédente campagne. Néanmoins suivant la région, le type de sol, la date de semis, l’apport ou non de matière organique au semis, les colzas vont de 200g/m2 à plus de 2.5 kg/m2 (de 15 à 175 u d’azote absorbés).

Azote absorbé à l’automne et réglette
Prendre en compte l’azote absorbé à l’automne par le colza c’est faire des économies sur la fertilisation de printemps. Le meilleur moyen pour connaître la quantité d’azote déjà absorbée est de peser votre colza (mesure du poids frais).
La Réglette azote Colza vous donnera directement la dose d’azote à apporter au printemps, en fonction du rendement moyen et du type de sol (tient compte également d’un apport de la matière organique éventuel).

Comment faire ses pesées ?
Etape 1  - Marquer 4 placettes de 1m2  dans votre parcelle (2 si votre parcelle est très homogène). Dans une même parcelle, si les zones sont hétérogènes, il est judicieux de réaliser des pesées par secteur homogène ce qui permettra de moduler la dose appliquée ce printemps en fonction de la taille des colzas.
Etape 2 - Couper les plantes qui se situent dans les placettes au ras du sol
- L’azote absorbé  = 70 x poids frais (kg/m2)
Etape 3 – Lecture à partir de la réglette de la dose d’azote à apporter au printemps
Cas particulier : vous avez déjà réalisé une pesée entrée hiver
Réaliser une nouvelle pesée maintenant et retenir ensuite le poids frais moyen/2 (moyenne des 2 pesées entrée et sortie hiver) pour déterminer de la dose N de printemps. Le Cetiom a démontré que 50 % de l’azote contenu dans ces feuilles qui tombent sous l’effet du gel sont réutilisés l’année même par le colza. Cette double pesée permet donc d’ajuster au mieux la fertilisation et de tenir compte de l’azote des feuilles qui sont tombées au sol sous l’effet du gel.

La télédétection
La télédétection (images satellites) permet comme la pesée au champ d’estimer la biomasse en entrée et sortie d’hiver. Elle renseigne en plus sur la variabilité intra-parcellaire de la dose à apporter.

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