L'Agriculteur de l'Aisne 13 octobre 2011 à 15h44 | Par CGB

Filière betteraves - Eric Lainé : «La commission de Bruxelles a décidé de tuer la filière betterave»

Abonnez-vous Réagir Imprimer
La Confédération Générale des Planteurs de Betteraves (CGB) est atterrée devant la persistance de la Commission européenne à vouloir déstabiliser un secteur très organisé et qui ne pose aucun problème. Depuis les fuites apparues fin août/début septembre dernier annonçant la fin des quotas sucre, aucune remarque des producteurs n’a été prise en compte. Pire, la proposition initiale qui a fuité a été dégradée, en supprimant entre autre la reconduction du règlement sucre pour une campagne en 2015/2016. Une véritable provocation lancée à une filière organisée et qui remplit toutes ses obligations à l’OMC.
En 2006, la Commission a déjà sévi de par ses initiatives de réforme, rendant l’Union européenne déficitaire en sucre et faisant ainsi subir aux consommateurs et utilisateurs de sucre la forte volatilité du marché mondial du sucre, comme constaté aujourd’hui.
Cette fois, en supprimant les quotas et le prix minimum garanti de la betterave, la Commission européenne s’attaque aux producteurs. Le mot d’ordre serait-il de désorganiser une filière qui se distingue de par la qualité de son organisation ? Serait-il d’affaiblir un secteur qui a la prétention à terme de gagner encore en compétitivité pour revenir sur le marché mondial ?
La stupeur des planteurs de betteraves est d’autant plus grande que la Commission de Bruxelles n’a pu avancer aucune raison objective et économiquement fondée pour étayer cette proposition de mettre ainsi fin aussi brutalement au régime des quotas et au prix minimum garanti de la betterave.
Enfin, comment la Commission européenne peut-elle s’exonérer de la prise de position du Parlement européen de juin 2011, qui demande la reconduction du règlement sucre jusqu’en 2020.
«Je suis scandalisé devant un tel aveuglement et une telle surdité de la Commission de Bruxelles qui fait fi de tout avis et poursuit son chemin pavé d’idéologisme et de naïveté vis-à-vis des enjeux économiques internationaux. Les intérêts vitaux de toute une filière industrielle -usines, emplois, revenus- sont en jeu, s’agissant en plus d’une filière qui n’a jamais déméritée. Pourquoi casser quelque chose qui marche ? J’en appelle solennellement à tous nos responsables politiques à Paris et à Bruxelles pour contrer cette proposition et reconduire jusqu’en 2020 la réglementation actuelle. Je réunirai le Conseil d’Administration de la CGB en session extraordinaire pour décider des actions à mettre en oeuvre…» a déclaré Eric Lainé, président de la CGB.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. L'Agriculteur de l'Aisne se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

L'Agriculteur de l'Aisne
La couverture du journal L'Agriculteur de l'Aisne n°1821 | mai 2018

Dernier numéro
N° 1821 | mai 2018

Edition de la semaineAnciens numérosABONNEZ-VOUS

Les ARTICLES LES PLUS...

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 21 unes régionales aujourd'hui