L'Agriculteur de l'Aisne 13 septembre 2011 à 08h55 | Par Actuagri

Grandes cultures - Les maïsiculteurs ont de l’avenir

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L’organisation MAIZ’EUROP vient d’organiser du 5 au 7 septembre, à Grenoble, ses journées maïs annuelles. Une occasion de faire le point sur la campagne maïs française 2011. L’organisation MAIZ’EUROP’, dont l’AGPM (producteurs de maïs), association spécialisée de la FNSEA, est la structure centrale, a tenu ses Journées maïs annuelles du 5 au 7 septembre 2011, à Grenoble, avec ses différentes structures et sections spécialisées : maïs doux, maïs semence, section Maïs de l’UFS (Union française des semenciers), FNPSMS (Fédération nationale de la Production de Semences de Maïs et de Sorgho), Irrigants de France et CEPM (Confédération Européenne de la Production de Maïs). Le thème de ces journées était «Le maïs à la conquête des territoires et des marchés». De plus, un débat a porté sur la prochaine réforme de la PAC, avec Xavier Beulin, président de la FNSEA et vice-président du COPA (organisations professionnelles agricoles de l’UE), et Michel Dantin, Député européen, membre de la commission Agriculture du Parlement européen. La géographe et économiste Sylvie Brunel a aussi témoigné au sujet de «l’enjeu alimentaire et énergétique. Un défi pour l’agriculture, un défi pour le maïs».

Une campagne 2011 satisfaisante
Ces journées ont aussi été l’occasion de faire le point sur la campagne 2011. Le rendement moyen du maïs grain pourrait atteindre 10 t/ha, conjugué à des prix attractifs. Les producteurs français seront donc en capacité de satisfaire les marchés traditionnels (France et UE), mais aussi de répondre à la demande croissante des pays tiers, notamment au sud de la Méditerranée. La récolte de maïs fourrage sera également bonne (en qualité comme en quantité) malgré la sécheresse. Cette production a démontré une fois de plus qu’elle est irremplaçable pour les éleveurs et l’alimentation des troupeaux bovins. Mais la production en maïs semence ne devrait pas atteindre ses objectifs techniques du fait des conditions climatiques particulières de cet été (fortes pluies et manque d’ensoleillement). Il en résultera une nouvelle réduction du stock disponible pour la prochaine campagne, voire des ruptures sur certaines variétés. Néanmoins, la filière française de production de semences de maïs confirmera très largement son rang de premier producteur européen et de premier exportateur mondial. Côté politique, la filière maïs craint les conséquences d’un éventuel accord entre l’Union européenne et le Mercosur (Amérique du Sud) en termes d’accès au marché européen. Pour Christophe Terrain, président de l’AGPM et de MAIZ’EUROP’, «les maïsiculteurs ont de l’avenir à condition que, dans notre environnement, on accepte que l’agriculture reste un secteur stratégique».

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