L'Agriculteur de l'Aisne 18 mai 2010 à 14h50 | Par Gaëtane Trichet

L'Aisne touché par la baisse significative du marché immobilier en 2009

Comment le marché immobilier en Picardie s’est-il comporté en 2009 ? Voici quelques chiffres(*) issus de la réunion des notaires à Laon, présidée par Maître Alain Pelé, président de la Chambre des notaires de l’Aisne.

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Les appartements anciens : des évolutions contrastées

Concernant les appartements anciens, les évolutions 2009 ont été contrastées. Le prix au mètre carré des appartements anciens dans l’Aisne s’établit à 1 432 euros en baisse de 4,1 % sur un an. Selon les secteurs, les prix ont progressé de près de 8 %. Pour Soissons, les prix sont restés stables à 1 717 euros le m2 (+ 0,6 % sur l’année). A contrario, l’arrondissement de Saint-Quentin est le plus touché par la baisse des prix avec – 4,2 % sur les douze derniers mois. Les prix dans les autres secteurs sont assez homogènes. Ils varient de 1 271 euros le m2 dans l’arrondissement de Laon à 1 375 euros le m2 dans celui de Château-Thierry. 38 % des appartements anciens ont été vendus à plus de 100 000 euros contre 44 % en 2008. La part des appartements dont le budget est compris entre 80 000 et 100 000 euros est en hausse de 22 % en 2009 contre 15 % en 2008). «Tous les prix communiqués correspondent aux prix de vente hors droits, hors commissions, hors frais et hors mobilier» précisait Marie-Christine Lefèvre, responsable régionale du groupe SGF-ADSN à Amiens. «Les évolutions calculées à partir des indices de prix sont exempts d’effets liés à la qualité, la localisation et la taille des logements vendus. L’évolution du prix moyen traduit non seulement l’effet de l’évolution des prix mais également une variation imputable au changement de comportement des acquéreurs».

Du côté des appartements neufs, le prix au mètre carré atteint en moyenne 2 489 euros dans l’Aisne, avec une évolution sur 12 mois de 3,5 %. Le prix de vente moyen est de 137 200 euros. Ce sont les deux pièces qui sont les plus vendus et représentent ainsi 53 % des acquisitions.

Les maisons anciennes ont connu une baisse de prix

A fin juin 2009, le budget moyen d’une maison ancienne se montait à 126 200 euros dans l’Aisne, en baisse de 6,3 % sur un an. Les prix ont baissé entre 1 et 8 %. Les secteurs les plus chers enregistrent les baisses les plus significatives : les arrondissements de Château-Thierry avec 8,2 % et de Soissons avec – 6,8 %. En revanche, Vervins affiche une quasi stabilité des prix (- 1,2 %), restant ainsi l’arrondissement le plus abordable. Cette région se distingue également avec une proportion importante de maisons de 1 à 3 pièces (35 % du marché contre 23 % sur l’ensemble du département), ainsi que des superficies de terrain deux fois plus grandes que dans le reste de l’Aisne. Les maisons se vendent en moyenne à moins de 100 000 euros. Dans les autres secteurs, les prix varient entre 113 300 euros autour de Saint-Quentin et 157 400 à Soissons. Ainsi, une maison de 4 pièces coûte en moyenne 50 % plus cher dans l’arrondissement soissonnais que dans celui de Vervins. Laon et Saint-Quentin sont les plus dynamiques avec respectivement 30 % et 26 % des ventes de maisons anciennes. Dans ce dernier secteur, près de la moitié des ventes s’effectuent dans la ville de Saint-Quentin.

Les terrains à bâtir : un marché en hausse

Le foncier est le seul marché immobilier de l’Aisne à afficher une hausse des prix en 2009. Le prix d’une parcelle de terrain s’établit à 40 900 euros en hausse de 8,1 % pour un an. Seul le secteur de Château-Thierry enregistre une diminution des prix avec – 7,5 % sur douze mois. Dans les autres secteurs, les évolutions annuelles sont comprises entre 13 et 18 %. 70 % des terrains se vendent hors lotissement. Ce type de terrain s’échangent entre 18 600 euros et 51 800 euros selon les secteurs. Les terrains en lotissement sont plus chers avec des prix oscillant entre 39 200 euros et 62 300 euros.

 

Le profil des acquéreurs

Selon les données de la Chambre des notaires, les acquéreurs locaux restent majoritaires sur le marché immobilier. Ils achètent 79 % des appartements anciens, 77 % des maisons anciennes et 80 % des terrains à bâtir. Les acquéreurs de la Somme et de l’Oise sont assez peu présents avec des parts de marché pouvant atteindre 3 %. L’Aisne, situé près de l’Ile de France, reste convoité par les Franciliens qui réalisent entre 7 et 12 % des transactions immobilières. Cette part a fortement progressé depuis 1999 notamment sur les marchés du collectif et du foncier. La part est passée à 12 % contre 4 % dix ans plus tôt. Les Franciliens sont moins présents sur les maisons anciennes comme les terrains à bâtir qu’en 2007 et 2008. Les achats part des étrangers restent exceptionnels avec moins de 1 %.

Quel que soit le type de bien, les acquéreurs de moins de 40 ans sont les plus présents sur le marché immobilier axonais. Ils acquièrent environ 60 % des biens immobiliers. Depuis 2004, sur le marché de la maison individuelle, leur part est restée stable alors qu’elle diminue sur le foncier (66 % des achats en 2004 contre 63 en 2009). A l’inverse dans le collectif, la part des moins de 40 ans a fortement progressé, passant de 44 % en 2004 à 55 % en 2009. Cette hausse est encore plus maquée pour les moins de 30 ans. Ces derniers achetaient en 1999, 19 % des appartements anciens alors qu’en 2009, la part a atteint 28 %. En 2007, 33 % des appartements étaient acquis par des moins de 30 ans. En 2008 et 2009, cette proportion redescend en-deça des 30 %.

Après avoir atteint records, l’immobilier a vu ses prix baisser en 2008 avec une tendance confirmée en 2009. Pour 2010, il semblerait qu’il y ait une reprise. Elle reste cependant fragile face à la conjoncture économique actuelle.

 

(*) de la période du 1er juillet 2008 au 30 juin 2009

 

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