L'Agriculteur de l'Aisne 22 février 2011 à 14h11 | Par G. Trichet

L’USAA et la Chambre d’agriculture sur tous les fronts dans l’intérêt des agriculteurs

Les adhérents de l’USAA du canton de Marle se sont retrouvés en assemblée générale à Voyenne le 2 février 2011 pour faire le point sur l’année écoulée.

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Merci. C’est par ce mot qu’Antoine Yverneau, président du canton de Marle, s’est adressé aux adhérents. En effet, il les a remerciés pour leur participation active lors de l’épisode neigeux et des inondations qui ont touché le canton. «Les valeurs humaines comme le bon sens et la solidarité, héritées de nos aînés ont vibré et sont parvenues jusque sous les projecteurs de l’actualité malgré la terrible situation économique de notre profession. Ce contraste saisissant a bien été perçu par nos concitoyens» expliquait-il. «Merci aussi à ceux qui ont aidé les dirigeants dans leurs prises de décisions difficiles en début d’année, merci à ceux qui ont apporté leur réflexion à la cause commune».  Il est revenu ensuite sur l’actualité syndicale en 2010,  en rappelant les manifestations à Paris pour les aînés ou à Laon pour les anciens, les réunions sur différents sujets et les formations mises en place pour les adhérents.

Les digues, un sujet récurrent
Hubert Duez, président de la Chambre régionale d’agriculture de Picardie, a rappelé qu’avec l’USAA, la Chambre d’agriculture de l’Aisne travaillait en collaboration sur le dossier des digues mais qu’elle restait l’interlocuteur principal. Il s’agit d’un sujet difficile. Pour Olivier Dauger, président de l’Union des syndicats agricoles, pas question de léser les agriculteurs. «Je demande que l’intérêt de la digue soit  justifié et que l’on nous prouve que l’eau sera ralentie en cas de crue, etc. Nous demandons que les agriculteurs ne subissent pas d’impacts économiques. Sinon, il faut qu’ils soient rémunérés à la hauteur du préjudice».
«La Chambre d’agriculture défend en priorité les intérêts agricoles» a assuré Hubert Duez, expliquant que ce dossier doit être gérer dans sa globalité. «On souhaite sauvegarder les intérêts agricoles tout en tenant compte des autres».

Le nouveau carburant agricole
Le nouveau carburant diesel EN 590 a été mis sur le marché français pour répondre aux exigences environnementales européennes issues du protocole de Kyoto. Il s’agit du gas-oil non routier dont la teneur en soufre est égale à celle du diesel utilisé par les routiers et les automobilistes. «Il s’agit de répondre aux exigences environnementales européennes en particulier la baisse des polluants dans l’air avec une teneur plus faible en soufre» a annoncé Olivier Dauger. L’utilisation du gas-oil non routier date du 1er janvier 2011. Les automoteurs et les moissonneuses-batteuses doivent l’utiliser dernier délai au 1er mai et les autres matériels au 1er novembre. «La FNSEA demande au ministère un report de date au 1er novembre 2011 pour tous les matériels, laissant ainsi le temps aux agriculteurs de se mettre aux normes vis-à-vis des cuves à fuel. La FNSEA attend une réponse écrite» a expliqué Olivier Dauger. De son côté, l’USAA propose des nettoyages et des achats de cuves en commun pour ses adhérents à des tarifs plus intéressants.

Natura 2000 et CIPAN
«On devait passer de 25 000 à 280 000 ha et le projet a été abandonné grâce à une action syndicale. La zone ne sera pas élargie mais c’est un combat constant». Dans le même temps, l’Europe a signé dans le cadre d’une convention sur l’environnement, une augmentation des zones naturelles. «Le manque de matières premières risque de faire changer les choses» espère le président de l’USAA.
Un point sur les CIPAN a également été réalisé. «C’est la généralisation qui est aberrante. Quand on découvre un problème d’azote, on fait des analyses et on agit. Mais pourquoi faire partout pareil ?».
Concernant l’obligation des 100 % de CIPAN, le syndicat demande un moratoire pour abaisser le chiffre à 80 %. «Nous avons besoin de produire, alors ne limitons pas la production et n’augmentons pas les coûts de production. Analysons les risques et essayons de les résoudre mais n’interdisons pas tout» a insisté Olivier Dauger, citant en exemple l’Allemagne, plus souple dans ses réglementations.

Quelles perspectives pour les éleveurs ?
La FNSEA travaille actuellement sur le problème de répartition des marges. «Ce n’est pas normal que l’augmentation des charges ne puisse être répercutée sur les prix de la viande en France alors que l’industrie et la grande distribution y arrivent». De son côté, la profession travaille sur la contractualisation pour lisser une partie des prix. «L’élevage, c’est 60 % des débouchés des céréaliers. Il est important que l’on puisse trouver une solution pour que les éleveurs soient moins touchés en cas de prix hauts des céréales». Pour le président Dauger, pas de doute, l’élevage a toute sa place dans la région. D’autant que l’on va «revenir sur des systèmes plus autonomes, où les distances vont compter, et en termes de développement durable, de gestion de l’énergie, l’élevage est une bonne solution».

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