L'Agriculteur de l'Aisne 03 octobre 2016 à 08h00 | Par Actuagri

La baisse des fabrications pourrait atteindre 1 Mt en 2016

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Après un très mauvais mois de juillet, les fabrications françaises d’aliments composés retrouvent un peu de vigueur, indiquent les statistiques communiquées par Coop de France Nutrition animale et le SNIA pour le mois d’août. La forte dégradation de la production française d’aliments composés constatée en juillet dernier était en partie due à l’absence de deux jours ouvrés par rapport à juillet 2015, tout comme l’amélioration d’août dépend partiellement d’une journée ouvrée par rapport à août 2015. Ainsi, la production totale d’août a augmenté de 3,2 % sur l’an dernier, même mois, dont + 7,6 % pour le secteur volaille, grâce aux aliments pondeuses, dindes et poulets et à la levée du vide sanitaire imposé aux palmipèdes gras qui permet à ces spécialités de retrouver l’équilibre. Les aliments porcins reprennent 2,5 % grâce aux aliments porcelets. En revanche, le secteur bovin recule encore de 6,3 %. Ces comparaisons mois pour mois sont aléatoires compte tenu de l’importance que revêt le nombre de jours ouvrés. La comparaison des fabrications sur les huit premiers mois de l’année est beaucoup moins satisfaisante. Sur cette période, la production nationale d’aliments composés a porté sur 12,54 Mt, soit une baisse de 5,24 % par rapport à l’an passé. C’est un recul de 700 000 t. La baisse de production a principalement affecté les aliments bovins (- 12,5 %, soit - 320 000 t) et le communiqué commun de Coop de France Nutrition animale et du Snia estime que la tendance devrait se prolonger lors des prochains mois. L’arrêt de production en palmipèdes gras dû au vide sanitaire dans le sud-ouest a représenté - 31,5 %, soit – 200 000 t, mais les fabrications devraient progressivement retrouver leur niveau d’avant la crise. Les aliments volailles autres que palmipèdes gras sont globalement en baisse de 50 000 t, la baisse en poulets de chair (- 2,7 %) et pondeuses (- 0,5 %) étant en partie compensée par la hausse de 2,7 % en dindes. Les aliments porcs régressent de -3,7 % soit une perte de 120 000 t. Le communiqué souligne que cette perte d’activité risque d’avoir un impact sur le tissu des entreprises en accélérant notamment la restructuration du secteur avec des conséquences néfastes pour l’emploi. Mais il affirme que «en dépit de ce contexte très difficile, les entreprises de nutrition animale continueront de tout mettre en œuvre pour accompagner les éleveurs en renforçant leur compétitivité et plus globalement pour créer de la valeur aux côtés de l’ensemble de leurs partenaires des filières animales en répondant aux attentes des différents marchés".

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