L'Agriculteur de l'Aisne 01 avril 2015 à 08h00 | Par Actuagri

La chimie du végétal s’affiche

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Les 8 et 9 avril se tiendra à Lille le troisième Plant Based Summit, le congrès européen des produits issus de la chimie du végétal. Piloté par Christophe Rupp-Dalhem président de l’Association de la chimie du végétal (ACDV) et Christophe Lugel, responsable des affaires internationales du Pôle de compétitivité Industries et Agro-Ressources, ce congrès réunira plus de 400 acteurs de la chimie du végétal. On y trouvera là non seulement des représentants des filières agricoles (céréales, betteraves, oléagineux), des sociétés chimiques comme Solvay, BASF, Air Liquide… ainsi que les utilisateurs finaux des produits biosourcés : industriels et représentants professionnels des peintures, plastiques, pneumatiques (Michelin) par exemple. L’occasion pour ces différents opérateurs de s’informer mutuellement, de communiquer, d’échanger sur les innovations, la mise en œuvre et le déploiement des biomatériaux. Surtout l’ACDV voudrait que ce sommet soit l’occasion de sensibiliser les pouvoirs publics à la nécessité de mettre en œuvre en France un plan d’actions et de développement de la chimie du végétal à l’instar de ce qui se fait en Allemagne, en Finlande, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni. « Alors que la France est un pays leader en terme de projets en la matière, nous n’avons pas de stratégie nationale », déplore Christophe Rupp-Dalhem. Chez nous les enjeux sont identiques à ceux de nos partenaires européens : participer à la transition énergétique face au changement climatique, créer des filières de transformation compétitive sur la base de la biomasse régionale et aussi renforcer l’agriculture et ses débouchés. L’Union européenne l’a aussi compris. Elle s’est déjà saisie du dossier en mettant en place un partenariat public-privé européen (50 % industriels – 50 % Commission européenne) ainsi que le Bio-Based Industries PPP qui permet de financer des unités industrielles en utilisant la biomasse comme matière première. En France la chimie du végétal réalise un chiffre d’affaires de 10 milliards d’euros pour 23 000 emplois avec l’objectif de doubler les volumes d’ici 2020. Elle est partie prenante de ce qu’on appelle la bioéconomie qui rassemble l’ensemble des secteurs d’activité basés sur la transformation de la biomasse en produits alimentaires (alimentation humaine et animale), industriels (produits et matériaux) et en énergie (biocarburants et biogaz).

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