L'Agriculteur de l'Aisne 21 juin 2019 à 16h00 | Par Actuagri

La FNSEA veut améliorer le système d’assurances

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Dans le sud de l'Aisne
Dans le sud de l'Aisne - © L'agriculteur de l'Aisne

Après les violents orages qui se sont abattus dans la Drôme et l’Ardèche le week-end du 15 juin, les dégâts sont considérables sur les cultures. La présidente de la FNSEA, Christiane Lambert, s’est rendue sur place le 19 juin, après avoir rencontré le ministre la veille pour évoquer le sujet des assurances. «30 % des vignobles français sont assurés, 30 % des grandes cultures, 5 % seulement en arboriculture, il faut améliorer ce score», a rappelé Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, qui s’est rendue dans la Drôme le 19 juin auprès des agriculteurs touchés par les violents orages de grêle du 15 juin. Car si les agriculteurs, très impactés dans la Drôme et en Ardèche, attendent désormais l’estimation des dégâts, qui se chiffrerait en dizaines de millions d’euros, la plupart ne sont pas assurés correctement en raison de la faible attractivité des dispositifs. «Le dispositif assurantiel doit être revu pour qu’il soit fonctionnel et accessible", estime Grégory Chardon, président de la FDSEA de la Drôme. Une demande qu’a également portée Christiane Lambert auprès du ministre de l’Agriculture, Didier Guillaume, lors d’un rendez-vous le 18 juin. Si le ministre s’interrogeait sur la pertinence des dispositifs assurantiels, «aujourd’hui, il est convaincu qu’ils sont indispensables», indique la présidente de la FNSEA. Pour améliorer les dispositifs existants, plusieurs pistes sont possibles, au niveau de la hausse du taux de subvention des cotisations ou du ciblage, de sorte à inclure davantage d’agriculteurs, notamment en arboriculture, où les dégâts liés aux intempéries se ressentent sur plusieurs années. «Le moral des agriculteurs est au plus bas car leur outil de travail est mort, témoigne Grégory Chardon. Le phénomène orageux a été exceptionnel et d’une rare violence, on n’a pas vu ça depuis des décennies. Il existe bien des protections physiques pour les vignes et les vergers mais ce n’est pas possible pour toutes les cultures». En attendant, à court terme, la FNSEA demande que les mesures d’exonérations comme l’exonération de la Taxe sur le foncier non bâti (TFNB), soient automatiques pour les communes où l’état de catastrophe naturelle sera reconnu. Elle demande aussi la création d’une caisse de péréquation unique gérée par les FDSEA et les chambres d’Agriculture.

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