L'Agriculteur de l'Aisne 13 juin 2016 à 08h00 | Par Actuagri

Le commerce international, 3ème pilier

Dans un contexte de crise, le Copa-Cogeca prépare l’avenir et fait déjà des propositions sur la prochaine réforme de la PAC, qui aura lieu dans cinq ans.

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«Les entreprises agricoles face aux marchés» était le thème de la conférence débat organisé à l’occasion de la 149ème assemblée générale du Think tank Saf agr’iDées le 9 juin dernier. Parmi les nombreux intervenants, Arnaud Petit, directeur de l’Unité produits et marchés au Copa-Cogeca (1), a livré les premiers résultats des réflexions en cours dans son organisation sur la réforme de la Politique agricole commune pour l’après 2020. Face aux marchés, la PAC devra être dotée d’un troisième pilier, le commerce international, avec des outils appropriés pour affronter la volatilité des marchés (contractualisation, produits assuranciels). «Il faudra aussi repenser l’utilisation des filets de sécurité (développement de mécanismes d’intervention publique régionalisés)», explique-t-il. L’organisation des filières et des interprofessions devra reposer sur les enjeux économiques nationaux et européens à relever. Et le capital des exploitations devra être protégé financièrement pour sécuriser l’outil de production des agriculteurs. Mais les aides couplées seront maintenues pour assurer un filet de sécurité sur le revenu.Valeur ajoutéeEtre l’acteur de la formation des prix de vente de ses produits, pour les valoriser au mieux, serait la stratégie que les agriculteurs devraient adopter pour rémunérer leur travail. Les retours d’expériences relatés par les dirigeants de coopératives, les producteurs et les représentants de filières invités par Saf agr’iDées ont montré que cette stratégie est la bonne. Mais elle revêt plusieurs formes. Pour Jean Sales, leader de la production de mini légumes, il faut créer des services pour aller chercher de la valeur. Ces produits ne sont pas que des petits légumes, c’est de la plus value apportée aux menus des restaurateurs que son entreprise livre ! Quant à la coopérative de Boisseaux (50.000 t de grains commercialisés par an), elle doit sa survie à la qualité exceptionnelle des céréales produites en partie sous contrat. La performance reste un pré-requis mais pas une garantie de revenu puisqu’il varie plus en fonction des prix des marchés qu’en fonction des rendements obtenus. Aussi, être un bon gestionnaire, bien connaître ses coûts de production et savoir s’entourer d’experts sont les qualités requises des chefs d’entreprises pour faire face aux marchés.

(1) Il regroupe à Bruxelles les coopératives et les organisations professionnelles agricoles des Vingt-huit pays membres de l’Union européenne.

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