L'Agriculteur de l'Aisne 02 novembre 2017 à 08h00 | Par Actuagri

Le manque de beurre dans les supermarchés : un symptôme des mauvaises relations commerciales

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Dans une note, publiée le 24 octobre, le CNIEL annonce que la conjoncture laitière présente «un profil atypique». En effet les prix du beurre sont très élevés, au-dessus de 6 000 € la tonne, tandis que les prix de la poudre de lait écrémé se situent, actuellement, en dessous du seuil d’intervention, à moins de 1 600 € la tonne. Le manque de beurre dans les supermarchés en France est actuellement fortement médiatisé. Pour le CNIEL si ces problèmes d’approvisionnement découlent, certes, «d’un déséquilibre offre-demande sur l’ensemble du marché du beurre» ils sont surtout le fruit «de relations commerciales extrêmement difficiles entre la distribution française et ses fournisseurs. Le refus de certaines enseignes de procéder à des hausses de tarif constitue, à l’échelle internationale, une exception française». En France, les prix du beurre en magasin ont en effet augmenté de manière très modérée, de l’ordre de 8 % en un an. En Allemagne, dans le même temps, ils ont progressé de 72 %. Dans cette même note le CNIEL annonce que «la collecte de lait a repris un peu de vigueur depuis la fin du mois d’août», elle dépasse désormais le niveau de l’année 2016, sans toutefois rejoindre celui de l’année 2015.

Stéphane Travert en appelle à l’interprofession, c’est interdit répond la FNPL

Pour sortir de la crise du beurre, Stéphane Travert a proposé, dans un entretien sur RTL le 31 octobre, que «l’esprit des Etats généraux de l’alimentation souffle sur ces négociations», ce bras de fer étant selon lui «un test grandeur nature» pour les Etats généraux. Il a demandé aux distributeurs de «passer des hausses de prix auprès des transformateurs». «Je sais que certains ont déjà accepté», a précisé le ministre citant Hyper U et Auchan. Le ministre a expliqué qu’il avait fait parvenir un courrier au Cniel. «Nous souhaitons que l’interprofession puisse entamer une discussion avec les producteurs, les distributeurs et les transformateurs pour permettre de sortir de cette situation». «Le ministre est en dehors des réalités", s’insurge André Bonnard, de la FNPL. "L’interprofession n’a pas le droit de discuter des prix. Il ne s’agit en rien d’un problème interprofessionnel mais de relations commerciales entre deux types d’opérateurs : industriels et distributeurs» alors que «les producteurs sont les dindons de la farce».

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