L'Agriculteur de l'Aisne 14 mars 2011 à 10h25 | Par Marianne Boutry

Les producteurs de plants croient toujours autant en la recherche

Le Comité Nord Plants connait une forte augmentation de son activité.

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Le Comité Nord Plants de pommes de terre a réaffirmé l’importance d’investir dans la recherche lors de son assemblée générale. 40 % du budget de la structure y sont d’ailleurs consacrés.
Les axes de recherche du Comité sont principalement la création variétale, le développement de méthodes de lutte alternative contre les pathogènes de la pomme de terre, la recherche de méthodes de décontamination, et la valorisation des co-produits de la pomme de terre (inhibiteurs de protéases et glycoalcaloïdes pour les marchés de la cosmétique, pharmacie, biocides...).

Mission de contrôle
En parallèle de ces travaux d’innovations, le Comité exerce sa mission première, qui est le contrôle et la certification des plants pour le compte du SOC (Service officiel de contrôle et certification du Gnis). En 2009, 483 producteurs ont présenté 10 420 ha au contrôle pour une récolte de 305 000 tonnes. Les producteurs de plants sont sérieux et leur travail est de qualité, mais des accidents sont tout de même à déplorer. "Le taux de refus est faible, mais trop souvent causé par les produits phytosanitaires : pulvérisateur mal rincé, embruns provenant de champs voisins..., regrette Yves Bégue, directeur du Comité Nord Plants. Et dès que le feuillage est déformé, le SOC considère que la plante est malade et refuse la parcelle.  Cela représente des pertes et des coûts considérables", prévient le directeur, qui souhaite que les agriculteurs des parcelles voisines se sentent aussi concernés.
Les équipes des deux stations du Comité Nord (Beaurains près d’Arras et Bréteville en Haute-Normandie) fournissent chaque année un gros travail d’analyses et de testages. Analyses de virus pour les bactéries de quarantaine, pour les nématodes à kyste, champignons (maladies de conservation), identification variétale... au total ce sont plus de 800 000 plantes, 900 000 tubercules et 9 000 échantillons qui passent annuellement par les laboratoires du Comité Nord, majoritairement dans le cadre de sa mission de contrôle officiel (SOC, DGAL).

3,5 fois plus de tests nématodes en 2011
Pour la campagne 2011, l’application d’une nouvelle directive européenne va faire exploser le nombre de tests nématodes. Le nombre d’échantillons devrait passer de 5 600 à 20 000. Il est maintenant obligatoire de prélever plus de terre, afin de s’assurer que la parcelle de production de plant est indemne de nématodes à kyste. Vu l’ampleur du travail, l’équipe de Xavier Riquiez, responsable de la station de Beaurains, a conçu des machines motorisées car les prélèvements de terre à pied seraient irréalisables.
Au laboratoire, le travail va également être conséquent. La place va même manquer. Jean-Charles Quillet et Yves Bégue, respectivement président et directeur de la structure, ont d’ailleurs profité de l’assemblée pour annoncer le déménagement, en 2012, de la station dans des locaux plus grands et mieux agencés, à Achicourt-Dainville.

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