L'Agriculteur de l'Aisne 18 janvier 2011 à 13h40 | Par Actuagri

Les vœux de Philippe Mangin à la presse - Vers un rapprochement entre Coop de France et InVivo

Le président de Coop de France, Philippe Mangin, a annoncé la création d’une entité commune entre Coop de France et la première union de coopératives françaises InVivo. Le projet devrait être finalisé avant le 30 juin prochain.

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«Nous devons placer l’économie au cœur de l’action syndicale», a déclaré Philippe Mangin, le président de Coop de France en présentant la nouvelle stratégie du groupe. Dans un courrier qu’il a fait parvenir à toutes les coopératives, il a annoncé le rapprochement de Coop de France et de la première union de coopératives françaises, InVivo. L’idée est de créer une structure commune, dotée d’une gouvernance unique, dans laquelle serait réunie l’instance politique et syndicale, Coop de France, et son bras armé économique, InVivo qui réalise un chiffre d’affaires de 4,4 milliards d’euros.
Si la démarche est originale, elle n’est pas nouvelle. «Des montages similaires existent au Canada, en Allemagne et au Danemark» et même en France. Le Crédit agricole dispose d’une structure politique, la Fédération nationale du Crédit Agricole, comme d’ailleurs Groupama. Et au sein du mouvement coopératif, il existe des liens historiques, entre la structure confédérale et les unions nationales, explique Philippe Mangin.
En tout cas, les Conseils d’administration de Coop de France et d’InVivo ont accueilli «avec enthousiasme» ce projet qui devrait être finalisé d’ici le 30 juin prochain a indiqué le président. Ce temps sera mis à profit pour mettre sur pied l’architecture d’ensemble, la nouvelle formule juridique et le mode de fonctionnement de la nouvelle entité. «Les coopératives doivent faire plus et mieux pour qu’elles soient plus dynamiques, plus efficaces dans un contexte difficile et des défis ambitieux» à relever, a-t-il poursuivi. Comme Xavier Beulin, le nouveau président de la FNSEA, Philippe Mangin n’accepte pas que la France ait rétrogradé du premier au troisième rang européen en matière d’exportations. L’agriculture française doit gagner en performance et compétitivité et répondre à de nouvelles problématiques liées à la croissance de la demande alimentaire mondiale et au développement durable.

Indice du coût alimentaire
Les chantiers ne manquent pas. D’abord celui de la crise de l’élevage. «Il faut absolument faire passer la hausse du coût de production des éleveurs à la distribution», a insisté Philippe Mangin. Et de proposer la publication en pied de facture d’un indice du coût de l’alimentation, comme les transporteurs le font déjà pour le prix du carburant. Cet indice qui serait établi à partir d’un cocktail de matières premières «favoriserait la transparence», et des relations constructives au sein des filières, estime le président.
Comme la mise en œuvre de la contractualisation au sein des filières lait et fruits et légumes. «Elle ne nous fait pas peur. C’est dans notre nature. Mais ce sera l’occasion de réviser les relations des coopératives avec leurs membres». Mais aussi entre le secteur animal et végétal comme le souhaite le ministre de l’agriculture. Tout en reconnaissant qu’«on ne peut faire de la contractualisation en dehors du marché» et à condition bien entendu «de répercuter les hausses de coûts de production aux consommateurs».
D’ailleurs la contractualisation et l’organisation des filières seront d’autant plus efficaces que les marchés seront régulés. Et Philippe Mangin d’en appeler au G20, actuellement présidé par la France, pour qu’il crée des stocks mondiaux de matières premières. «Ce qui permettrait d’éviter des crises et de réduire la spéculation financière».

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