L'Agriculteur de l'Aisne 03 octobre 2011 à 14h38 | Par Actuagri

Manifestation - Crise bovine : une centaine d’éleveurs ont manifesté à Paris

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Une centaine d’éleveurs bovins venus de Saône-et-Loire et de la Nièvre sont venus manifester à Paris le 28 septembre pour exprimer leur «ras-le-bol» face à la crise qu’ils subissent depuis plusieurs années. Accompagnés d’une vache et d’un veau, ils ont campé à une centaine de mètres du ministère de l’Agriculture pendant qu’une délégation était reçue par le directeur de cabinet de Bruno Le Maire, Jean-Marc Bournigal.  Les éleveurs dénoncent une baisse de leurs revenus depuis trois ans provoquée par l’augmentation des coûts de production, alors que les prix de la viande ne suivent pas. Malgré la fin de non recevoir du ministre sur leur demande d’une «année blanche», c'est-à-dire un report en fin de tableau d’amortissement de l’annuité des emprunts, les éleveurs ne renoncent pas. Même s’ils se disent prêts à faire un effort sur une partie des intérêts, à condition que les banques se mobilisent pour mettre en place une procédure et des conditions adaptées.
Les éleveurs sont également inquiets de l’annonce faite par les pouvoirs publics d’une réduction drastique de l’enveloppe des calamités agricoles au titre de la sécheresse. Et si la plupart des éleveurs ont touché un acompte, ils comptent sur le solde pour faire face à leurs charges de production, y compris pour payer la paille qu’ils ont acquise pour alimenter leurs animaux. Ils étaient également très remontés contre le refus des grandes entreprises (coopératives et privés) qui se refusent de s’engager vers l’exportation pays tiers d’animaux vivants pour privilégier leurs outils d’abattage. Alors que le marché n’a jamais été aussi porteur, notamment sur le pourtour méditerranéen, la Turquie et l’Algérie notamment. Et que le développement des débouchés à l’export serait le seul moyen actuellement de faire remonter les prix à la production. A Pierre Chevalier président de la Fédération nationale bovine qu’il a reçu le lendemain, le ministre de l’Agriculture lui a indiqué qu’il avait décidé d’accélérer le versement du solde des indemnisations consécutives à la sécheresse, «dès que les pertes auront été définitivement évaluées».C’est à dire au plus tard en janvier prochain. Quant à la demande de la FNB d’une «année blanche» pour les éleveurs, le ministre a confirmé que l’Etat ne pouvait s’engager à financer un tel dispositif mais qu’il va intervenir auprès des banques «pour obtenir un aménagement des modalités de leurs emprunts tenant compte de la gravité de leurs difficultés économiques».

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