L'Agriculteur de l'Aisne 26 avril 2019 à 16h00 | Par G. Trichet

Metro, 1er grossiste à s'engager dans la démarche Eleveurs et engagés

Abonnez-vous Réagir Imprimer

Lancée en 2015 par les éleveurs de la FNB, la démarche Eleveurs et Engagés continue de se diffuser auprès des acteurs de la distribution : le plus gros fournisseur de la restauration collective indépendante, Metro, a été le premier grossiste à rejoindre la démarche, le 25 avril. «Ce qui nous a plu dans la démarche Eleveurs et Engagés, c'est que le retour au producteur est contractualisé», explique Patrick Eychenié, secrétaire général de Metro France. Le premier fournisseur de la restauration collective indépendante, qui approvisionne 4 000 entreprises, est le premier grossiste à avoir noué un partenariat avec la Fédération nationale bovine (FNB) sur la démarche Eleveurs et Engagés, qui garantit à l'éleveur une juste rémunération. Ainsi, explique Cédric Mandin, secrétaire général de la FNB, qui a 20 % de son troupeau dans la démarche, «on reçoit un complément, autour d'un euro par kilogramme, ce qui représente près de 450 euros supplémentaires par animal. Dans un contexte difficile pour les éleveurs bovins, c'est énorme !». Lancée en 2015, l'initiative a permis aux éleveurs de contractualiser d'abord avec certains distributeurs, avec «l'idée que l'on ne vendra pas que de la viande, on vend aussi l'histoire de la production de la viande», poursuit le secrétaire général de la FNB. «Sinon, on sera toujours en concurrence avec les autres pays du monde, qui ne produisent pas de la même façon, alors que l'on a une vraie richesse, une vraie diversité et une vraie qualité sur nos territoires», ajoute-t-il.

Adaptation à la restauration

Pour Metro, l'origine France et l'approvisionnement local correspondent à une demande croissante des clients. Le groupe a travaillé avec la FNB sur un cahier des charges un peu plus exigeant que celui d'Eleveurs et Engagés : animaux plus jeunes (moins de huit ans), plus de persillé, une maturation autour de 14-15 jours... «Certes, les gens mangeront moins de viande à l'avenir, mais ils mangeront de la viande de qualité. Cette démarche ne pourra fonctionner que si elle répond aux besoins des clients», explique Patrick Eychenié. Pour l'instant, le partenariat concerne cinq entrepôts - ceux de Rouen, Nantes, Caen, Rennes et Nanterre - sur de la viande de race charolaise. Mais la démarche a vocation à s'étendre à d'autres races et d'autres magasins, précise le secrétaire général de Metro France, expliquant qu'un entrepôt près de Lyon est déjà intéressé. Le groupe va d'ailleurs valoriser la démarche auprès des restaurateurs et communiquer pour que les restaurants puissent eux-aussi expliquer l'initiative, et répercuter une partie des coûts auprès du client final. Ce surcoût avoisine les 15-20 centimes d'euros par assiette, estime Cédric Mandin, un effort d'autant plus réalisable quand on sait ce que cela implique de positif pour l'éleveur... Un premier bilan de cette phase de test devrait pouvoir être dressé d'ici quelques semaines, en même temps qu'un lancement plus officiel qui aura lieu en juin sur une exploitation, avec les présidents des deux organisations.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. L'Agriculteur de l'Aisne se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

L'Agriculteur de l'Aisne
La couverture du journal L'Agriculteur de l'Aisne n°1921 | mai 2019

Dernier numéro
N° 1921 | mai 2019

Edition de la semaineAnciens numérosABONNEZ-VOUS

Les ARTICLES LES PLUS...

Voir tous

Voir tous

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 23 unes régionales aujourd'hui