L'Agriculteur de l'Aisne 15 septembre 2011 à 17h10 | Par Gaetane Trichet

Opération paille - 3 000 tonnes de paille stockées au camp militaire de Couvron

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Il fallait 32.000 tonnes de paille. 10 000 pour les éleveurs de l’Aisne, 22 000 pour les départements de la Charente, de la Saône-et-Loire et des Ardennes. L’USAA-JA02 et la Chambre d’agriculture ont tout mis en oeuvre pour trouver les tonnages nécessaires en organisant le pressage avec les entreprises de travaux agricoles de l’Aisne, de Charente et de Saône-et-Loire avec mise en bout de champs. «Aujourd’hui, l’expédition a commencé mais nous rencontrons des problèmes de logistiques» a expliqué Pierre Coulbeaut, président de l’arrondissement de Laon. «A l’heure actuelle, seuls 20 % du volume ont été expédiés dans les trois départements concernés. Les 80 % restants sont toujours en bout de champ ou sur la base militaire de Couvron».
Pourquoi la base du 1er RAMA (régiment d’artillerie de marine) ? Suite à la demande de Xavier Beulin, président de la FNSEA, et en accord avec Gérard Longuet,  ministre de la Défense, l’armée apporte son concours dans l’opération paille, soit dans le transport de la paille ou dans le stockage sur ses bases. Le 1er RAMA de Couvron fait partie des 7 sites de stockage militaires retenus en France. «Nous prêtons notre terrain pour stocker la paille et en assurer la sécurité» a commenté le commandant d’unité Meunudier, faisant allusion aux pyromanes qui ont déjà sévi sur le département.

De gauche à droite : Guy Leblond, Pierre Coulbeaut, Christelle Lemaire, Antoine Niay et le commandant Meunudier.
De gauche à droite : Guy Leblond, Pierre Coulbeaut, Christelle Lemaire, Antoine Niay et le commandant Meunudier. - © l'agriculteur de l'aisne
La solidarité n’est pas un vain mot
«300 agriculteurs ont participé à l’opération solidarité-paille en plus des transactions habituelles dans le département. D’autres ont acheminé bénévolement la paille jusqu’à Couvron. En prenant sur leur temps, ils ont prouvé que le mot solidarité a toujours sa place dans le monde paysan» a fait remarquer Christelle Lemaire, chargée de mission à l’USAA. «Nous devons remercier aussi les Ets Dachy à Athies-sous-Laon et les Ets David à Guise, qui ont prêté des tracteurs pour acheminer la paille» a souligné Antoine Niay, président du canton de Laon.

Le temps presse
Les derniers pressages ont eu lieu fin août. Mais le manque de transport risque de poser des problèmes notamment de qualité de la paille, «qui sera utilisée comme aliment et non comme litière». Le temps presse. Sur les 22 000 tonnes à expédier, seules 4 000 sont parties, ce qui représente 232 camions. L’acheminement ferroviaire renforcerait les transports routiers. L’USAA a réclamé à l’Etat d’intervenir au plus vite et a demandé une mobilisation de l’Union nationale des organisations syndicats des transports automobiles (UNOSTRA) et à la SNCF. 5 départs de la gare de Crépy-Couvron sont d’ores et déjà prévus et échelonnés jusqu’en octobre, mais «nous avons besoin davantage de trains. Un wagon peut contenir 15 tonnes et le convoi mis à disposition aujourd’hui compte 30 wagons ce qui permet de transporter 450 tonnes, l’équivalent de 20 camions» a renchéri Guy Leblond, secrétaire général de l’USAA, qui s’est félicité par ailleurs, de l’obtention par le syndicat majoritaire, d’une prolongation de la gratuité des autoroutes pour les convois de paille.
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Le premier train de paille est parti pour la Charente

Le premier train chargé de paille à destination des éleveurs charentais est parti de Couvron le 14 septembre à 9 h 10. Il faudra deux jours aux deux locomotives nécessaires pour tirer les 30 wagons chargés avec 450 tonnes de paille. Le convoi de 600 mètres de long est parti à destination de la gare de Puy Imbert près de Limoges en Haute-Vienne pour être réacheminé ensuite vers la Charente qui ne possède pas de gare de réception. D’autres wagons étaient attendus sur le camp de Couvron dès l’après-midi du 14 septembre pour préparer un autre chargement à destination cette fois, de Saône-et-Loire. Il est cependant nécessaire que la flotte de camions puisse augmenter pour faire partir la paille au plus vite. Ces deux moyens de transports sont indissociables.

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