L'Agriculteur de l'Aisne 15 mai 2019 à 10h00 | Par Actuagri

PAC : La France et la Hongrie sur la même longueur d’ondes

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Le 6 mai, lors d’une rencontre avec un groupe de journalistes agricoles français, le ministre Hongrois de l’agriculture, a souligné l’importance de préserver le budget de la PAC qu’il juge être « la politique la plus juste de l’Union Européenne ». Le pays soutient donc les positions défendues par la France. « En ce qui concerne l’agriculture, les relations franco-hongroises sont bonnes, nos deux pays soutiennent la PAC, nous soutenons donc les efforts fait par le gouvernement français pour protéger les agriculteurs européens », c’est en ces termes que Istvan Nagy, ministre hongrois de l’Agriculture a introduit une rencontre avec des journalistes français le 6 mai. Le ministre a souligné que la politique agricole était une question cruciale d’autant plus qu’aucun Etat membre ne semble satisfait de la proposition de la Commission. Il regrette que la PAC n’ait pas été adoptée avant les élections européennes. Toutefois, pour Istvan Nagy certains éléments concernant le soutien aux jeunes agriculteurs à l’installation, ou les questions environnementales et la recherche, sont positifs. Comme la France il appelle ainsi à un maintien du budget de la PAC. Pour lui, chaque euro dépensé dans cette politique permet en effet d’avoir une nourriture accessible et de qualité.« La plus juste redistribution des deniers communs » Il s’agit donc, selon le ministre Hongrois, de la restitution la plus juste des deniers communs. « L’alimentation européennes des citoyens et la lutte contre le changement climatique sont fondamentales, la Hongrie est donc prête à payer plus pour maintenir les subventions actuelles », ajoute le ministre. Il insiste toutefois sur la nécessité de ne pas diminuer le budget de la PAC pour diriger des ressources vers d’autres politiques, comme l’immigration. « Nous ne voulons pas que les ressources de la PAC soient utilisées pour autre chose », signale-t-il. Le ministre hongrois s’oppose également à une renationalisation de la politique agricole car il considère qu’elle pourrait amplifier les différences entre les pays. Il appelle donc à préserver un système de subvention commun à tous les pays européens. Là encore, il s’aligne avec la position française. Le 8 mai, Istvan Nagy a d’ailleurs rencontré Didier Guillaume en Slovaquie, il a ainsi pu renouveler son soutien et aborder la question des ressources de la PAC. Le ministre français en visite officielle dans le pays, était aussi l’invité d’honneur de la conférence ministérielle du groupe de Visegrad, groupe informel réunissant la Hongrie, la Pologne, la République tchèque ainsi que la République slovaque qui assure actuellement la présidence.

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