L'Agriculteur de l'Aisne 12 septembre 2017 à 08h00 | Par Actuagri

Pas de Fipronil dans les œufs français

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Suite à la polémique du Fipronil, les Directions départementales, en charge de la protection des populations, ont mené en août 2017 une vaste enquête. Cette dernière visait à contrôler les élevages de poules pondeuses afin de s’assurer que les produits antiparasitaires incriminés en Belgique et aux Pays-Bas, contenant frauduleusement du Fipronil, n’étaient pas utilisés en France. Les résultats de cette enquête sont rassurants puisqu’ils mettent en lumière qu’aucun de ces produits n’a été utilisé dans les élevages contrôlés, à l’exception de celui situé dans le Pas-de-Calais qui a spontanément déclaré l’utilisation d’un produit falsifié. Plus de 4 500 élevages ont été investigués pour cette enquête, qui a été mise à profit, par les services de l'État, pour dresser un état des lieux des pratiques en matière de traitement contre les poux rouges et notamment sur l’utilisation de produits vétérinaires à base d’Amitraze. 45 élevages, répartis dans 15 départements, ont été identifiés comme ayant employé un médicament vétérinaire à base d’Amitraze en dehors des modes d’utilisation autorisés. Cependant, ces usages ont toujours eu lieu dans des bâtiments vides et aucun résidu d'antiparasitaire n'a été retrouvé dans les œufs. Les résultats de ces enquêtes ne révèlent donc pas de mises en danger pour la santé publique, cependant Stéphane Travert réaffirme «sa volonté de poursuivre rapidement au niveau communautaire le travail de fond sur l'optimisation du dispositif de lutte contre la fraude alimentaire».

Pénurie et hausse du prix des œufs

Le cours des œufs a augmenté de 58 % sur les 8 dernières semaines. Les prix sont donc désormais proches de ceux de 2012. Suite à la crise du fipronil aux Pays-Bas et en Belgique les acheteurs d’œufs et d’ovoproduits s’orientent majoritairement vers les œufs d’origine française. Cette forte demande renforce les tensions sur le marché français où les cours de l’œuf étaient déjà à la hausse. Les industriels et les professionnels de l’œuf s’inquiètent donc du manque de disponibilité de matières premières et de la hausse des coûts, quel que soit le mode d’élevage. Cette pénurie entraine déjà des ruptures de livraison d’ovoproduits chez certains clients. Le SNIPO (Syndicat National des industriels et Professionnels de l’œuf) attire l’attention des utilisateurs d’ovoproduits et d’œufs sur la «nécessité de revaloriser les prix de vente».

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