L'Agriculteur de l'Aisne 19 janvier 2015 à 08h00 | Par Actuagri

Petit allègement des bilans

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Bien que les stocks de report s’allègent, FranceAgriMer juge toutefois qu’ils avoisinent toutes céréales confondues les 10 Mt et qu’ils restent toujours aussi préoccupants. FranceAgriMer a actualisé ses bilans prévisionnels pour la campagne commerciale 2014/15 lors de son Conseil spécialisé des céréales du 14 janvier. Bonne nouvelle : les stocks de report s’allègent. Mauvaise nouvelle : leurs niveaux proches de 10 millions de tonnes (Mt) restent préoccupants. Concernant le blé tendre, l'organisme public a revu à la baisse le stock de fin de campagne à 4,337 Mt contre 4,547 Mt estimés en décembre (- 210 000 t). Les prévisions d’utilisation par les fabricants d’aliments du bétail français sont inchangées à 4,6 Mt. La France, premier fournisseur de l’Egypte Côté exportations, si les livraisons de blé tendre français vers les autres pays de l’Union européenne sont ajustées légèrement à la baisse à 7,87 Mt (- 95 000 t), les prévisions d’exportations vers les pays tiers sont en revanche revalorisées à 8,8 Mt (+ 300 000 t). «Le débouché égyptien s’avère plus important que prévu», a reconnu Olivia Le Lamer, chef de l’unité Grandes cultures de FranceAgriMer. Le dernier appel d’offres en date du 8 janvier a vu l’organisme étatique GASC acheter une nouvelle fois 180 000 t de blé français, confortant en ce début d’année la France comme premier fournisseur de l’Egypte, devant la Roumanie (1,3 Mt vendus contre 1,1 Mt). En revanche, le niveau des expéditions vers l’Algérie, le premier débouché des blés tendres français à destination des pays tiers, continue de décevoir du fait essentiellement de la concurrence des blés allemands et polonais. Ainsi, fin décembre 2014, les expéditions vers les ports algériens n’atteignaient que 1,4 Mt contre 2,7 Mt un an auparavant (- 48 %). De ce fait, relève FranceAgriMer, les volumes expédiés vers le Maghreb ne s’élevaient début janvier qu’à 1,8 Mt et ce, malgré des achats marocains de blé français en hausse de près de 11 % par rapport à ceux de 2014 à la même époque. La poursuite du repli de la parité euro/dollar qui s'affiche désormais sous le seuil des 1,18 apporte du soutien au marché du blé tendre sur la scène internationale, a rappelé Olivia Le Lamer. Selon elle, la France pourrait en tirer profit et améliorer ses résultats à l’exportation. De même, la mise en place d’une taxe sur les exportations par la Russie (1) devrait renforcer la compétitivité des origines françaises sur le marché mondial.

 

Dynamisme de la demande chinoise

Pour le maïs grain, FranceAgriMer a ajusté pour le troisième mois consécutif à la hausse la récolte à 17,42 Mt. Le stock de fin de campagne devrait toutefois légèrement baisser à 3,994 Mt contre 4,081 Mt estimés mi-décembre (- 87 000 t) sous l’effet d’une augmentation des prévisions d’exportations vers les pays de l’Union européenne (UE) portées à 6,045 Mt (+ 500 000 t). Les prévisions d’utilisations par les fabricants d’aliments du bétail sont quant à elles stables à 3,5 Mt. Seul le bilan orges s’alourdit à 1,494 Mt (+ 183 000 t) en raison essentiellement de prévisions d’exportation revues à la baisse : - 45 000 t à destination des pays de l’UE et - 100 000 t à destination des pays tiers. Si au 1er janvier l'Arabie Saoudite, pourtant le premier acheteur mondial d’orge, n’avait importé que 80 000 t contre 700 000 t début 2014, le dynamisme de la demande chinoise ne se démentait pas en ce début d’année. La Chine était notre plus gros acheteur avec 1 Mt devant le Maroc et l’Algérie (200 000 t pour chaque pays). L’empire du Milieu est non seulement le principal débouché des orges de brasserie françaises vers les pays tiers mais la France profite aussi de la hausse des importations en orges fourragères.

 

(1) Moscou a signé le 25 décembre 2014 un décret mettant en place sur la période allant du 1er février au 30 juin 2015, une taxe à l’exportation des céréales de 15% du prix majorée de 7,5 €/t et qui ne pourra être inférieure à 35 €/t.

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