L'Agriculteur de l'Aisne 21 mars 2011 à 13h51 | Par Actuagri

Pommes de terre industrielles - Bonne tenue de la transformation alimentaire, la féculerie menacée

Autant la demande de frites et autres chips reste soutenue notamment dans la restauration collective, autant la pérennité de la filière féculerie reste suspendue au bilan de santé de la Pac.

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Le Groupement interprofessionnel pour la valorisation de la pomme de terre (GIPT), s’est réuni en Assemblée générale le 16 mars sous la présidence de Didier Lombart qui laissera ce poste vacant en juin prochain. Le GIPT regroupe dans son cadre interprofessionnel les producteurs et les industriels transformateurs. Deux types de transformation y sont représentés : l’alimentaire produisant frites, purée et autres chips et la féculerie, utilisant des variétés spécifiques à forte teneur en amidon. S’agissant de la transformation alimentaire, elle absorbé pendant la campagne 2009/2010, 1 million de tonnes de tubercules dont 62 % ont été destinés à la production de frites et spécialités surgelées, et 13 % pour la fabrication de chips, le seul produit en progression dans la consommation des ménages. Dans ce million de tonnes, qui a fourni 516 000 t de produits finis, l’importation a représenté 194 000 t, tandis que pour les approvisionnements auprès de la production nationale, le niveau de la contractualisation se redresse pour atteindre 61 %. Si la consommation des ménages s’est légèrement rétractée, la consommation apparente globale s’est consolidée au-dessus de 800 000 t, la demande de la part de la restauration hors foyer restant importante. Pour cette filière alimentaire, le souci est de maintenir ses efforts de compétitivité en permettant, entre autres, aux PME d’atteindre la taille critique pour développer leurs ventes à l’export. Actuellement, la balance commerciale reste nettement déficitaire avec 610 000 t de produits finis importés contre 300 000 t exportées.
S’agissant de la féculerie, le problème est d’un tout autre ordre. La filière est carrément menacée de disparition par le découplage total des aides en 2012. Elle demande aux pouvoirs publics de lui préserver le bénéfice de l’article 68 de l’accord sur la « Santé de la PAC ». Ce qui permet au États membres de conserver, par secteur, 10 % de leur enveloppe budgétaire nationale destinée aux paiements directs et d’affecter cette somme, dans le secteur concerné, en faveur de mesures environnementales ou d’actions visant à améliorer la qualité des produits et leur commercialisation.

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