L'Agriculteur de l'Aisne 01 juillet 2011 à 10h04 | Par AAP

Recherche et développement - L’Inra étudie les impacts des pratiques culturales sur l’environnement

L’Inra a inauguré sur son site d’Estrées-Mons l’Observatoire de recherche en environnement.

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Marion Guillou, présidente de l’Inra, a inauguré le 9 juin dernier l’Observatoire de recherche en environnement (ORE) installé sur le site Inra d’Estrées-Mons dans la Somme, en présence de Jean-Marc Bassaget, sous-préfet de Péronne, et Claude Gewerc, président du Conseil régional de Picardie.
C’est un dispositif d’observation et d’expérimentation en environnement sur les agro-écosystèmes, les cycles biogéochimiques et la biodiversité (ACBB). En fonctionnement depuis 2010, les chercheurs y étudient sur le long terme le cycle du carbone, celui de l’azote et l’évolution de la biodiversité dans les sols, ainsi que les impacts environnementaux des pratiques culturales. Il s'agit d’évaluer l’effet de l’exportation de la matière organique (résidus de récolte) ou encore celui du non travail du sol. Ainsi, 300 capteurs ont été installés dans le sol pour mesurer les variables physiques et analyser les pollutions diffusées dans l’eau.
Cet observatoire est complémentaire des dispositifs installés à Theix dédié à la prairie et à Lusignan sur les systèmes fourragers.
Il permet d'étudier plus spécifiquement les systèmes de grande culture, que ce soit pour la production de plantes à usage alimentaire ou de biomasse pour la chimie verte.
L’observatoire d’Estrées-Mons comprend un dispositif expérimental en champs de 22 ha et un laboratoire de plus de 270 m2. L’investissement qui s’élève à
1 643 000 e a été financé pour moitié (822 000 e) par le Conseil régional de Picardie. L’Inra apporte 449 000 e, le Fonds européen de développement régional 225 000 e et l’Agence nationale de la recherche 147 000 e.
L’observatoire contribuera à terme à la préservation de l’eau et des sols, et à la lutte contre le réchauffement climatique. Il est ouvert à l’ensemble de la communauté scientifique nationale et européenne.
L'Inra est d’ailleurs impliqué dans sept ORE dont la vocation est de fournir des données accessibles à la communauté internationale, afin de comprendre l'évolution des écosystèmes sous l'action des activités humaines et du changement climatique. Ils ont également pour vocation de fédérer des scientifiques autour de projets pluridisciplinaires. Organisés en réseau, ces dispositifs sont prévus pour fonctionner sur le long terme, sur plus de vingt années.

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