L'Agriculteur de l'Aisne 13 juillet 2012 à 20h22 | Par Gaetane Trichet

Relance de la production ovine - Revenons à nos moutons !

Avec des cours corrects qui continuent de progresser doucement, l’agneau se présente comme une diversification pour les exploitations d’élevage ou céréalières.

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- © l'agriculteur de l'Aisne

Une consommation en hausse, une diminution de la concurrence étrangère, un déficit de production en France, une image positive, des prix en hausse qui tendent à se confirmer dans le temps, une filière structurée, une politique d’aides favorable, sont autant de facteurs propices pour accompagner un plan de relance de la production. C’est en tout cas ce qu’ont affirmé les responsables de la coopérative des Bergers du  Nord Est le 21 juin à Laon lors de la journée «développement de la production ovine dans le nord-est de la France». Philippe Fouilliard, directeur de la Chambre d’agriculture de l'Aisne, a insisté sur la bonne image de la filière ovine tant vis-à-vis de l’opinion publique, des consommateurs qu’en matière d’environnement. «Vous pouvez également vous appuyer sur les compétences des Bergers du Nord Est qui ont su investir dans la filière et développer des relations contractuelles avec des GMS  et la grande distribution» a-t-il rappelé, insistant par ailleurs, sur la chance d’avoir un abattoir moderne à Laon.



+ 10 000 brebis d’ici 3 ans

Les responsables des Bergers du Nord Est dont le siège social est à La Vallée au Blé dans l'Aisne,  entendent augmenter le cheptel de brebis de 10 000 têtes d’ici 3 ans sur les 10 départements que compte la coopérative. Comment ? En créant de nouveaux ateliers de production ou en agrandissant des élevages déjà existants. Catherine Delvalle, conseillère ovine de la Chambre d’agriculture, a donc détaillé les différents systèmes de production. «Les ovins peuvent être produits sur toutes les zones en système herbager seul ou en complément de bovins, en système semi-bergerie-prairie permanente et/ou cultures dérobées et en système bergerie intégrale qui concerne plutôt les exploitations céréalières». Quels sont les candidats potentiels pour la production ovine ? «Les jeunes qui s’installent, les agriculteurs en quête d’une diversification, en particulier les céréaliers par rapport aux avantages agronomiques de la production. La production d’ovins peut également permettre de valoriser une main-d’œuvre disponible, un retour de l’épouse sur l’exploitation, des surfaces en herbe/cultures dérobées ou des bâtiments d’élevage existants. Enfin, certains éleveurs peuvent convertir les bovins viande ou lait en ovins et d’autres peuvent agrandir leurs élevages» a commenté Thierry Vroman avant de détailler les aides au développement de la production ovine (bâtiments, génétique…).

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Pour faire connaître la production ovine, des portes ouvertes sur les 10 départements «Bergers du Nord Est» seront organisées dès l’automne 2012, tout comme des réunions d’informations auprès des lycées agricoles et des partenaires des éleveurs. Et la présence sur les manifestations d’élevage sera renforcée. Des plaquettes d’informations seront éditées et les personnes intéressées pourront se renseigner sur le site www.jedeviensberger.com avec des supports de cours, des annuaires de parrainage, des organisations professionnelles et un guide d’installation.«Les clés de la réussite du plan de relance passeront par une communication active et positive de tous les partenaires des éleveurs, le rassemblement des forces humaines et l’appui des pouvoirs publics» a conclu Jean-François Potel, président des Bergers du Nord Est. Une PAC forte, moins de contraintes administratives, une plus grande technicité, des prix rémunérateurs, et l’installation de nouveaux éleveurs seront les ingrédients nécessaires pour relever ce défi.

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