L'Agriculteur de l'Aisne 28 février 2013 à 11h50 | Par Actuagri

Salon de l’Agriculture - Stéphane Le Foll lève l’interdit sur l’irrigation

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Le ministre de l’Agriculture a donné son feu vert à la relance de la création de retenues d’eau non pas pour stimuler et accroître les rendements, mais pour sécuriser l’activité agricole.«On a besoin de faire des retenues aujourd’hui pour assurer le maintien de l’activité agricole». Pour la première fois, le ministre de l’Agriculture s’est prononcé sans ambiguïté en faveur de l’irrigation, lors de l’inauguration de l’Odyssée végétale, le 27 février au Salon de l’Agriculture. Le rapport commandé au député du Gers, Philippe Martin qui devrait être publié prochainement devrait aller dans ce sens. On sait que Delphine Batho, à son arrivée au ministère de l’Ecologie, avait donné un coup d’arrêt aux investissements en la matière, sous la pression des Verts, en attendant les conclusions de ce rapport. Quelques instants auparavant, Christophe Terrain, vice-président d’Orama avait interpellé le ministre de l’Agriculture sur la nécessité de relancer la création de réserves hydriques. Les producteurs de grandes cultures ont aussi accueilli l’annonce par le ministre d’un plan silo. «Nous allons présenter un vrai plan silo pour les céréales» en collaboration avec les ministères de l’Environnement et de l’Agriculture, a poursuivi le ministre en soulignant que les capacités de stockage devaient suivre l’augmentation de la production pour assurer «une meilleure régulation du marché». D’ailleurs a-t-il précisé, un article sur la loi bancaire actuellement en discussion au Parlement prévoit d’encadrer la spéculation sur les matières premières agricoles. Comme le lui demandait les betteraviers, le ministre a confirmé qu’il avait obtenu de ses partenaires européens la prolongation du règlement sucre, c’est-à-dire le maintien des quotas betteraviers pendant quelques années. Ce dont Eric Lainé s’est félicité. Idem pour la viticulture. Contrairement à la Commission qui souhaitait la disparition du règlement viticole, celui-ci sera pérennisé. «La Commission et la présidence irlandaise ont donné leur accord» a précisé Stéphane Le Foll. Mais le ministre de l’Agriculture n’a rien dit sur les biocarburants pour lesquels les betteraviers souhaiteraient relever le seuil d’incorporation à Bruxelles de 5 à 8 %. Ni d’ailleurs sur les biotechnologies et le traitement des semences sur lesquels on le sait réticent, mais que les producteurs de grains considèrent comme un facteur de progrès. En tout cas comme «des innovations qui permettraient de conjuguer bonnes pratiques et productivité», selon les propres termes de Christophe Terrain.

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