L'Agriculteur de l'Aisne 23 mars 2012 à 15h02 | Par Gaetane Trichet

Sanitaire - Le GDS de l'Aisne continue le renforcement de ses actions

Les adhérents du GDS se sont réunis en assemblée générale le 8 mars à Vervins sous la présidence de Philippe Vuilliot.

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Cas de tuberculose, virus de Schmallenberg, crainte du retour de la FCO… les organisations sanitaires sont sur leurs gardes. «Cela étant, le département est toujours bien placé dans l’Hexagone au regard des différentes pathologies» a annoncé Philippe Vuilliot. «Faisons en sorte que cela continue à progresser afin d’être toujours plus compétitifs à l’export et sur les marchés européens, tout en continuant à assurer des produits de qualité aux consommateurs français. Tout éleveur averti se doit de sécuriser son atelier en restant vigilant dans les transactions, les pandémies se propageant rapidement avec la mondialisation, la multiplicité des échanges et le réchauffement climatique.
Le GDS de l’Aisne est là pour vous y aider avec tous les plans, les conseils, la prévention et surtout les prises de sang à l’introduction sur les différentes pathologies afin de vous donner une sécurité sanitaire de haut niveau en partenariat avec les vétérinaires». D’autant que le GDS a signé une convention triennale avec le Conseil général qui va lui permettre d’optimiser ses actions.

La paratuberculose, premier poste de dépense du GDS
«La paratuberculose est une maladie avec un impact sanitaire et économique conséquent et grandissant» a annoncé Philippe Wautier, vice-président du GDS dans le rapport d’activités. «Le caractère insidieux de la maladie demande une mise en place rapide d’un plan d’assainissement». Depuis 9 ans déjà, le GDS accompagne les éleveurs dont les animaux sont touchés, en prenant à sa charge une partie du coût de l’analyse et en versant à l’éleveur une aide à l’élimination des bovins positifs éliminés dans les trois mois suivant l’analyse. Le nombre d’éleveurs engagés en plan n’a cessé d’augmenter, c’est pourquoi le conseil d’administration a dû mettre en place de nouvelles mesures afin de pouvoir continuer à ouvrir de nouveaux plans dans les mêmes conditions qu’auparavant. «La tuberculose est le premier poste de dépenses du GDS avec plus de 120 000 euros par an». Face à cela, 3 nouvelles mesures sont mises en application pour la campagne de prophylaxie 2011-2012 : la visite initiale sera réalisée en commun par le vétérinaire et le GDS ; à partir du 2ème dépistage, une franchise de 2 % des animaux dépistés sera appliquée sur les aides aux animaux positifs, toutes les autres aides étant maintenues notamment la prise charge de 50 % des analyses. Et enfin, un bilan complet sera réalisé avec le vétérinaire et le GDS entre la 5ème et la 6ème années de plan.
Plus de 55 000 euros versés par la caisse régionale de solidarité santé animale
Le GDS, fort d’un nombre d’adhérents croissant, propose des plans de lutte, accompagne les éleveurs en octroyant des aides pour différents types de maladies, ou encore pour les analyses à l’introduction. Il collecte aussi les déchets de soins, aide à la contention… Par ailleurs, une caisse régionale de solidarité santé animale a été mise en place le 1er janvier 2011. Elle rassemble des fonds des régions Picardie et Nord-Pas-de-Calais et elle est déclenchée pour une liste de pathologies répertoriées en trois catégories : les épisodes collectifs, les cas sporadiques, les arrêtés préfectoraux de mise sous surveillance. «55 383 euros ont été ainsi versés à 39 éleveurs des deux régions l’an passé» a annoncé Philippe Wautier, avant de revenir sur les sections apicole et ovine.

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