L'Agriculteur de l'Aisne 07 juin 2011 à 11h28 | Par Agrapresse

Se préparer à l’arrivée de produits issus d’animaux clonés

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Pour le Centre d’analyse stratégique, la France doit rapidement mettre en place un grand débat public sur le sujet du clonage animal. Avec la mondialisation des échanges, des produits issus d’animaux clonés pourraient rapidement arriver sur le marché français. Le centre d’analyse recommande également de porter le dossier à l’OMC pour qu’un pays le souhaitant puisse interdire l’introduction de produits issus d’animaux clonés sur son marché.
le Centre d’analyse stratégique (CAS) a livré mardi 31 mai une note concernant le clonage animal qui préconise notamment de lancer une démarche auprès de l’OMC pour qu’un pays qui le souhaite puisse interdire l’entrée de denrées alimentaires issues d’animaux clonés.
Dans un certain nombre de pays, Japon et Etats-Unis notamment, les produits issus d’animaux clonés entrent déjà dans la chaîne alimentaire. «Laisser faire et voir venir serait une stratégie aléatoire, et ne ferait que dégrader un peu plus les relations actuelles difficiles entre les sciences et la société», estime le CAS. Et d’ajouter que «sans traçabilité ni frontières étanches, les consommateurs seront placés devant le fait accompli». Il fait donc aux pouvoirs publics 3 propositions.
Tout d’abord, mettre en place rapidement, éventuellement pour une période provisoire de cinq ans, la meilleure traçabilité possible des animaux issus du clonage animal ainsi que de leurs descendants, en particulier lors de leur importation. Le problème est qu’il n’existe pas à ce jour de moyen technique pour distinguer un clone et ses descendants d’un autre animal. Pour laisser le choix au consommateur de manger ou non de la viande issue d’animaux clonés, «il est essentiel de développer dès maintenant un système de traçabilité extrêmement rigoureux», soulignent les auteurs de l’analyse.

Un grand débat public
Seconde recommandation : demander à la Commission nationale du débat public (CNDP) d’organiser un débat sur la question des risques et des bénéfices du clonage animal afin d’éclairer les décisions du gouvernement. Enfin, le CAS préconise de porter devant les instances européennes l’idée d’une initiative de long terme à l’OMC, pour engager des négociations afin de permettre à un pays membre de prendre toute disposition restrictive commerciale sur les animaux conçus à l’aide des biotechnologies de pointe ainsi que sur les produits qui en sont issus, voire de les interdire, pendant une durée limitée dans un premier temps à cinq ans. Dans ce domaine, les marges de manoeuvre semblent très minces, car l’OMC se montre par nature réticente à autoriser ce type de restriction.
Pour le moment, la Commission européenne a proposé l’instauration d’un moratoire de cinq ans sur le clonage animal destiné à l’alimentation humaine. Le temps, pour l’Europe, de mettre sur pied un dispositif «OMC-compatible».

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