L'Agriculteur de l'Aisne 18 mai 2012 à 10h20 | Par Agra Presse (FG)

Semences - Malgré les dégâts de gel, il n’y aura pas de pénurie de semences

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Tenant une conférence de presse le 14 mai dans ses locaux parisiens, la Fédération nationale des agriculteurs multiplicateurs de semences (Fnams) a présenté les grands sujets de son prochain congrès qui aura lieu à Orléans le 8 juin prochain. Le thème, «quels leviers pour la compétitivité de la production de semences françaises ?», devrait amener les participants à traiter de problèmes tels que le renouvellement des générations ou l’érosion du taux d’utilisation des semences certifiées. «Après l’épisode de gel de fin janvier, début février, les zones nord et est de la France ont souffert, notamment en productions de semences de céréales ou fourragères, en l’absence d’un couvert neigeux», affirmait Jean-Noël Dhennin, président de la Fnams. Annonçant la tenue de son congrès le 8 juin prochain à Orléans, le président de la Fnams a rappelé les préoccupations actuelles des agriculteurs multiplicateurs de semences, ainsi que les faits marquants au niveau de la production en France.

Une production attendue en hausse malgré le gel
Les zones de production de semences du nord, de l’est, mais aussi du sud-ouest ou de la région
centre, ont souffert du gel cette année, d’après Jean-noël Dhennin. Il indique que «les cultures
sont en mauvais état et que certaines lignées ont du mal à repartir, posant problème pour la production d’hybrides qui ont besoin de deux parents». Cependant, soulignant une hausse généralisée des surfaces dédiées à la production de semences en France, le président de la Fnams a insisté sur le fait «qu’il n’y aurait pas de pénurie de semences pour les prochains semis». C’est particulièrement le cas des semences de céréales et protéagineux dont les surfaces passent de 149 843 ha pour la récolte 2011, à 152 300 ha estimées en 2012. En revanche, les hectares cultivés en semences fourragères et gazons stagnent en raison de marges faibles vis-à-vis de celles de grandes cultures. «Les besoins en semences fourragères sont importants et les stocks en baisse en raison d’une concurrence vis-à-vis des grandes cultures», a signalé Jean-noël Dhennin. Concernant les semences de maïs, il indique que si les surfaces prévues pour 2012 sont emblavées, malgré les retards d’une quinzaine de jours liés aux pluies, «on atteindra un record». Surfaces de sorgho et de maïs semences confondues, la France pourraient atteindre les 65 000 ha pour la récolte 2012, contre 55 982 ha en 2011. Les surfaces en semences d’oléagineux devraient elles aussi progresser pour la récolte 2012 à 28 000 ha, contre 25 392 ha en 2011.

Un congrès de la Fnams à Orléans tourné vers l’avenir
Revenant sur le congrès de la Fnams du 8 juin prochain à Orléans sur le thème «Quels leviers
pour la compétitivité de la production de semences française ?» Jean-Noël Dhennin a rappelé les
principales inquiétudes de sa filière. Ainsi, la profession d’agriculteur multiplicateur de semences
semble souffrir d’un faible renouvellement des générations. Pour lutter contre ce phénomène la
région centre, où le prochain congrès de la Fnams aura lieu, a pris les devants. Jean-Noël Dhennin
a ainsi salué l’initiative «cap’filières semences» par laquelle le conseil régional du centre alloue des aides aux investissements pour l’installation de jeunes en production de semences, notamment en ce qui concerne l’achat de matériel spécifique à ces productions. Autre source d’inquiétude, la baisse de l’utilisation de semences certifiées, notamment en blé tendre. «Avant, quand les prix à la production montaient, le taux d’utilisation de semences certifiées suivait, mais aujourd’hui ce n’est plus le cas», a souligné Jean-noël Dhennin, qui a indiqué qu’une réflexion à ce sujet serait menée lors du prochain congrès. enfin, autre gros dossier pour la filière, l’assurance récolte pour les producteurs de semences. À ce jour, les producteurs de semences ne sont pas couverts par ce type d’assurances et entrent dans le cadre des calamités agricoles. Selon Jean-noël Dhennin, la Fnams travaille actuellement pour proposer une couverture du risque à un coût acceptable. Actuellement, ces productions réalisées à petite échelle et risquées ne sont pas assurables.

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