L'Agriculteur de l'Aisne 28 juin 2013 à 08h00 | Par Actuagri

Suite à l'accord de la Pac le 26 juin - Réactions de la FNSEA, Jeunes agriculteurs, CGB, Coop de France, Fédération nationale bovine (FNB) et de la Cnaoc et Efow (vins).

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FNSEA : Pour le syndicat agricole majoritaire, la Pac «semble permettre la mise en place d'une convergence raisonnable des soutiens, d'un verdissement proportionnel pragmatique et ouvert sur ses modalités de mise en oeuvre, des possibilités de recouplage significatives, de la souplesse dans l'organisation des producteurs, dans la vie des interprofessions». Le cadre communautaire étant fixé, reste maintenant à mettre en place la politique nationale. Dans ce cadre, la FNSEA «privilégiera et soutiendra tous les systèmes les plus aptes à simplifier la vie quotidienne des producteurs, à les rassurer sur leur devenir et à leur donner la meilleure visibilité possible sur les prochaines années de l'évolution de leurs soutiens économiques, de la politique de compensation des handicaps et du renouvellement des générations».

Jeunes Agriculteurs (JA) : «Sur certains points de vrais arbitrages ont été rendus, et Jeunes Agriculteurs a de quoi se satisfaire ; sur d'autres les ambitions semblent finalement limitées et nous restons un peu sur notre faim", note le syndicat JA dans un communiqué du 27 juin. Première mesure positive pour JA : la majoration des paiements directs pour les jeunes installés dans le premier pilier qui sera obligatoire pour tous les Etats membres. «A la France maintenant de transformer l'essai en appliquant le taux de majoration maximum pour les jeunes dans le premier pilier et en augmentant le montant des aides à l'installation dans le second», écrit le syndicat. Sur les aides couplées, les Jeunes sont plutôt satisfaits des 13 % accordés et des 2 % pour le plan protéines. De plus, la reconnaissance des GAEC est «une grande avancée que nous saluons, la transparence des GAEC sur le premier pilier (pour la majoration des premiers hectares) et deuxième pilier sera désormais possible ou sécurisée !». Concernant les droits de plantation, le syndicat déplore que le nouveau régime d'autorisation soit mis en place dès 2016 et qu'un taux d'augmentation annuel de 1% soit prévu. «Du côté du lait par contre, presque aucune avancée, rien sur la gestion de crise et les avancées sont timides sur le sucre», ajoute JA. Pour eux, la réforme «manque d'ambition». «Quand les états comprendront-ils qu'une PAC qui ne fournit pas d'outils solides de régulations de marchés ou d'anticipation de crise, qui ne renforce pas davantage les capacités de négociations des producteurs dans toutes les filières, n'est pas une PAC qui sécurise les futures générations d'agriculteurs ?», interroge Jeunes Agriculteurs.

Confédération générale des planteurs de betteraves (CGB)
Dans un communiqué du 28 juin, les planteurs de betteraves «pointent leur insatisfaction face à une reconduction de seulement deux ans du règlement sucre». En effet, dans la nouvelle Pac, la fin du régime des quotas en 2017 leur «apparaît bien en deçà de leurs attentes et les met en difficulté pour atteindre les objectifs de compétitivité nécessaires pour la période post-quota».  Néanmoins, ils sont satisfaits «de voir maintenus pour la période post-quota le dispositif interprofessionnel et la politique contractuelle, qui s'appliquent actuellement pour la filière betteravière (...) La détermination du Parlement européen a permis de maintenir les dispositions règlementaires sur le cadre interprofessionnel qui sauvegarderont demain un partage équitable de la recette de la filière entre planteurs et fabricants de sucre».

Coop de France : Pour les coopératives cet accord «apportera aux agriculteurs le nécessaire cadre à leur action économique sur le moyen terme».
Par contre, cette nouvelle réforme «n'affiche pas l'ambition indispensable qui répondrait aux enjeux alimentaires, énergétiques ou démographiques auxquels nous sommes confrontés», selon le communiqué de Coop de France. Explication de la coopération : "la PAC se réduit dangereusement à une répartition budgétaire entre Etats membres. La forte subsidiarité mise en place porte en elle les germes d'une renationalisation qui peut pénaliser les équilibres de compétitivité entre pays. En matière de gestion des risques, aucun instrument véritable de lutte contre la volatilité des cours n'a été mis en place et la politique d'assurance climatique ou sanitaire reste embryonnaire». Mais les coopératives reconnaissent tout de même que «leur rôle et leur responsabilités» seront renforcés dans ce nouveau cadre.

Fédération nationale bovine (FNB) : Les producteurs de bovins estiment dans un communiqué du 27 juin «que la pérennité de leur production est menacée» car «les conditions de renouvellement des exploitations et de leur modernisation ne sont pas assurées». Selon eux, «aucune perspective n'est donnée pour l'amélioration concrète des outils de régulation, alors que l'élevage est particulièrement exposé aux aléas et fait face durablement à des coûts de production élevés». La FNB déplore «la non-prise en compte de cette réalité» alors que l'Europe s'apprête à ouvrir ses portes «à des importations de grande ampleur» au Canada et aux Etats-Unis. Concernant l'objectif d'autonomie fourragère, "l'élevage va de nouveau servir, seul, de "caution environnementale" pour l'ensemble de l'agriculture (...) avec le non-retournement de 95% des prairies permanentes sans compensation financière spécifique de cette contrainte administrative». En conséquence, la FNB appelle à «utiliser toutes les mesures disponibles pour accorder le soutien maximum aux exploitations bovins-viande (couplage, compensations de handicaps, mesures adaptées de soutien en deuxième pilier,...) et préserver le niveau des DPU des systèmes naisseurs-engraisseurs et engraisseurs».

Cnaoc et Efow (vins) : La Confédération des producteurs de vins et Eaux-de-vie de vin à appellations d'origine contrôlée (Cnaoc) et la Fédération européenne des vins d'origine (Efow) se félicitent dans un communiqué du système de régulation des plantations de vigne jusqu'en 2013. «Désormais, le secteur vin dispose d'un instrument de régulation de son potentiel qui lui permet d'envisager un développement équilibré et durable», notent les signataires du communiqué. Cet accord offre de «nouvelles perspectives de développement qui nous permettront de contribuer encore davantage à l'économie des différentes régions et à la balance commerciale de l'UE», indiquent les deux présidents des organisations, Bernard Farges (Cnaoc) et Riccardo Ricci Curbastro (Efow).

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