L'Agriculteur de l'Aisne 03 décembre 2012 à 09h02 | Par Actuagri

Syndicalisme - La FNSEA et les JA entendent promouvoir un syndicalisme de solutions

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Davantage qu’un syndicalisme de contestation permanente, la FNSEA et les JA s’inscrivent dans une démarche pragmatique qui consiste à proposer aux agriculteurs des solutions aux difficultés qu’ils rencontrent au jour le jour.

«Nous ne sommes pas des intermittents du syndicalisme, à nous agiter tous les six ans sur tel ou tel sujet». «Critiquer c’est bien, proposer c’est mieux», déclare François Thabuis, le président des JA. «Nous sommes pour un syndicalisme de solutions» affirme pour sa part Dominique Barrau le secrétaire générale de la FNSEA. Ces propos du président des Jeunes Agriculteurs et du secrétaire général de la FNSEA résument l’état d’esprit dans lequel les JA et la FNSEA abordent la campagne pour les élections aux chambres d’Agriculture. Plus de trois millions de personnes (agriculteurs, salariés, retraités, propriétaires fonciers…) sont invités à désigner leurs représentants aux chambres d’Agriculture fin janvier 2013. Lors de la précédente consultation, il y a six ans, la FNSEA et les JA avaient obtenus 55,19 % des suffrages devant la Confédération paysanne (19,63 %) et la Coordination rurale (18,70 %) dans le collège des exploitants agricoles. Nouveauté cette année, les listes FNSEA/JA comportent un tiers de femmes à l’image de leur représentation dans la population agricole et Dominique Barrau n’a pas caché qu’un certain nombre de chambres d’Agriculture seront présidées par des femmes à l’issue du scrutin. D’ailleurs, l’affiche de campagne ce comporte que des portraits d’hommes et de femmes, l’accent étant mis sur leur épanouissement professionnel et personnel pour «redonner un sens au métier» d’agriculteur, ainsi que l’a rappelé Xavier Beulin.

Au-delà de la proximité affichée et recherchée avec les agriculteurs, la campagne de la FNSEA et des JA s’inscrit dans un projet pour l’agriculture française, produire pour nourrir la France et participer quelque part à la sécurité alimentaire mondiale, tout en étant ancrée dans les territoires. «Nous sommes pour une agriculture performante, diversifiée et de qualité, adaptée à tous les territoires. La question de l’alimentation restera une question essentielle pour les années qui viennent dans les enjeux internationaux» observe Xavier Beulin qui insiste sur la capacité de la FNSEA et des JA à appréhender les sujets dans toutes leurs dimensions. «Nous devons relayer les préoccupations de nos mandants et apporter en même temps un éclairage sur notre environnement politique, économique, environnemental et social» insiste-t-il. Bref, agir local en apportant les réponses les plus efficaces  et utiles agriculteurs sur le terrain et au jour le jour sans perdre de vue les enjeux planétaires et européens dans lequel s’inscrit le combat quotidien. Ainsi Xavier Beulin ne veut pas entendre parler du clivage entre petits et gros, céréaliers et éleveurs, bio et conventionnel, agriculture de proximité et filières longues. La France a besoin de toutes ses agricultures et chacune contribue à son niveau à nourrir les hommes et à faire vivre les territoires. C’est dans ce cadre à global et local à la fois que s’inscrivent les 22 priorités de la FNSEA et des JA destinées à orienter l’action des chambres d’Agriculture pour les six prochaines années.

LES 22 PRIORITES DE LA FNSEA ET DE JA

Pour solliciter les suffrages des agriculteurs, la FNSEA et les JA ont élaboré 22 priorités dans lesquelles vont s’inscrire leur action pour les six ans à venir. En résumé elles portent sur :
La Pac.  Mettre en place «une Pac ambitieuse» dotée d’un budget sécurisé et de moyens d’actions efficaces pour la gestion et l’organisation des marchés
L’installation : offrir à tout candidat à l’installation un soutien personnalisé tout en incitant fiscalement les cédants à transmettre leur exploitation à un jeune qui s’installe
Les retraites : Calculer la retraite des agriculteurs sur leurs 25 meilleures années et non plus sur la totalité de la carrière
L’eau  et les réglementations environnementales : mettre en œuvre une politique de l’eau quantitative par le stockage et qualitative compatible  avec le développement de la production agricole. Instaurer un moratoire sur les projets d’extension des zones vulnérables. Evaluer l’impact économique et social de toute réglementation sanitaire ou environnementale
Les prédateurs : réguler dans délais la population les populations de prédateurs et de nuisibles (loups, ours, sangliers…)
La bureaucratie : alléger, simplifier les mesures administratives et réduire les délais d’instruction en cours
L’emploi : réformer le mode de financement de la protection sociale en privilégiant la TVA emploi qui s’applique sur les produits importés
Le foncier : protéger le foncier par des politiques qui pénalisent l’étalement des villes au détriment des espaces agricoles
La grande distribution : imposer à la grande distribution de répercuter la hausse des coûts de production (alimentation animale) et sanctionner les pratiques abusives et déloyales.

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