L'Agriculteur de l'Aisne 18 janvier 2013 à 11h40 | Par Emmanuel Pigeon

Syndicat betteravier de l'Aisne - Des rendements betteraviers corrects malgré tout

Au cours de quatre réunions sur l’ensemble du département, le Syndicat Betteravier de l’Aisne a réalisé un premier bilan de la campagne betteravière qui vient de s’achever.

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- © l'agriculteur de l'aisne
Les conditions météorologiques sèches au départ puis très humides ont largement marqué l’année 2012 tout au long de la croissance des betteraves puis lors des arrachages. Les pluies de l’automne ont en effet eu un impact sur le niveau de tare terre mais celui-ci, avec un taux de 12 %,  reste relativement correct et en grande partie grâce à la qualité des arrachages et au déterrage quasi systématique aujourd’hui.Un autre point marquant fut l’importante progression des rendements entre septembre et novembre avec au final un rendement de 72,2 t de racine ; en retard par rapport à 2011 mais néanmoins tout à fait correct. En corollaire, la richesse a eu elle largement tendance à diminuer.
Prix et règlement sucre
Ces réunions ont également permis de faire le point sur la valorisation des betteraves et la reconduction du règlement sucre dans le cadre de la réforme de la PAC. Sur la question des prix des betteraves, les intervenants de la CGB ont ainsi largement rappelé que le supplément de prix versé à tous les planteurs, qu’ils soient privés ou coopérateurs, sur les betteraves du quota découlent directement du travail de négociation de la CGB en 2006. Ce dispositif qui permet un réel partage de la valeur ajoutée entre les fabricants et les planteurs vient dans un contexte de cours du sucre très porteur conforter le prix de la betterave en quota.«Les planteurs ont été récompensés par le travail qu’a réalisé le syndicalisme. C’est bien la CGB qui a permis d’obtenir ce système de suppléments de prix» a expliqué Guillaume Gandon, président du Syndicat betteravier de l’Aisne. Alors que la dernière ligne droite de la réforme de la PAC s’annonce, les discussions sur le règlement sucre sont ainsi au cœur du débat. Actuellement, malgré le lobbying très important des raffineurs et des utilisateurs de sucre que sont les industries agro-alimentaires, le Parlement Européen semble vouloir soutenir la position des planteurs, c’est-à-dire reconduire le règlement sucre jusqu’en 2020. Les mois à venir seront donc cruciaux et au-delà des mesures sur la PAC, c’est ensuite le budget Européen qui sera un facteur déterminant sur l’aboutissement de cette réforme.

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