L'Agriculteur de l'Aisne 30 septembre 2011 à 09h51 | Par Actuagri

Trois questions à Dominique Barrau sur le Comité sécheresse - «Nous avons obtenu de réelles avancées sur la TFNB» (taxe foncière sur le non bâti)

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Le Comité sécheresse s’est réuni le 27 septembre. Y a-t-il eu de nouvelles avancées ?
Dominique Barrau : Après l’annonce au mois de juin par le président de la République de l’exonération de la taxe sur le foncier non bâti (TFNB) pour les agriculteurs éligibles au fonds des calamités, la FNSEA plaidait pour que la mesure soit élargie à d’autres bénéficiaires. Le comité sécheresse du 27 septembre nous a donné satisfaction. Tous les agriculteurs qu’ils soient éligibles ou pas au Fonds des calamités bénéficieront d’une prise en charge partielle de la TFNB dans les zones reconnues sinistrées. Le niveau de prise en charge sera lié au taux de calamité qui a été retenu dans la zone. Aujourd’hui il appartient à tous nos responsables d’entrer en contact avec les services fiscaux départementaux pour faire en sorte que le dispositif se mette réellement en place tel qu’il a été prévu et qu’aucun agriculteur ne soit oublié. Nous avons deux semaines pour faire le nécessaire.

Sur le front de la sécheresse, la situation s’est elle améliorée par rapport à la précédente réunion fin août ?
DB : Effectivement un état des lieux a été dressé. Ce que l’on peut dire c’est que les pluies des mois de juillet et août ont permis d’éviter le pire. Mais de nouvelles inquiétudes surgissent depuis quelques jours avec l’arrivée du temps sec qui compromet les semis de prairies, voire de céréales, cet automne dans certaines zones. Surtout nous avons interpellé les pouvoirs publics sur le fonctionnement du réseau Isop dont les estimations de rendements des prairies sont loin de correspondre à la réalité. Nous avons demandé à ce que le système soit ré-étalonné pour que les observations recueillies soient fiables de façon à disposer au sein du Comité sécheresse d’une évaluation aussi précise que possible des pertes fourragères. Les pouvoirs publics s’étaient engagés sur la gratuité des péages jusqu’au 15 septembre.

La mesure a-t-elle été reconduite ?
DB : Pour le moment nous n’avons pas d’engagement en ce sens. Mais il n’est pas question que les premiers agriculteurs servis aient pu bénéficier d’une gratuité des péages et pas les autres. J’incite d’ailleurs les agriculteurs à mener des actions coup de poing et à passer en force. Ce qui devrait débloquer la situation car il y a encore beaucoup de paille à transporter. Selon notre estimation, il reste environ de l’ordre de 200 000 tonnes de pailles à acheminer sur le million de tonnes prévu. Quant au transport SNCF, il a rendu service sur les destinations éloignées mais je dois reconnaitre qu’il n’aurait jamais fonctionné sans une forte mobilisation et implication de nos équipes auxquelles je rends hommage.

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