L'Agriculteur de l'Aisne 17 mai 2010 à 14h46 | Par Mathieu Daullé

Un contrôle technique obligatoire pour les outils de levage

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De plus en plus présent dans les exploitations, le chargeur télescopique a su se rendre indispensable au quotidien. Outil de levage par excellence, cet appareil, comme d’autres présents sur l’exploitation, est soumis à une réglementation bien souvent ignorée des exploitants : la Vérification Périodique Générale (VGP).

Un contrôle obligatoire

La vérification périodique générale n’est pas une démarche volontaire. Tout propriétaire d’appareils de levage a l’obligation de faire vérifier régulièrement son appareil (chargeur automoteur ou chargeur frontal). La réglementation est ancienne puisqu’elle date de 1993. Cette dernière a été remaniée par un nouvel arrêté en 2004 avec mise en application au 1er avril 2005. Quels sont les outils concernés : tous les appareils de levage, donc ceux qui manipulent des objets conditionnés : caisses-palettes (pallox), balles de pailles, sac d’engrais etc. Il est également fréquent d’entendre parler d’outils de manutention. Le terme «manutention» est utilisé pour le transport de produit en vrac comme par exemple les céréales, le fumier ou les pommes de terre. Entre levage et manutention, les règles ne différent que légèrement et quoi qu’il en soit, le chargeur télescopique ou frontal sur tracteur est utilisé en outil de levage et de manutention.

La VGP a pour principal but de garantir la sécurité du conducteur de l’appareil et de toutes personnes présentes sur le chantier. Réglementairement, elle doit avoir lieu tous les 6 mois pour les appareils de levage et tous les 12 mois pour les appareils de manutention. Pour les chargeurs qui ne sont utilisés qu’en manutention donc exclusivement avec un godet (encore faut-il pouvoir le justifier), la VGP est donc annuelle.

La VGP, effectuée par une personne qualifiée

Il est important de souligner que pour réaliser la VGP, le propriétaire du matériel n’est pas obligé de faire appel à un organisme agréé. En effet, l’article de loi (R.233-11-1) précise que : les vérifications sont effectuées par des personnes qualifiées, appartenant ou non à l’entreprise dont la liste est tenue à la disposition de l’inspecteur du travail (…). Ces personnes doivent être compétentes dans le domaine de la prévention des risques présentés par les équipements de travail (…) et connaître les dispositions réglementaires afférentes. Le résultat des vérifications générales périodiques est consigné sur le registre de sécurité ouvert par le chef d’établissement (…). Ce registre est tenu à la disposition de l’inspecteur du travail (…). L’Apave, Norisko ou encore Veritas sont souvent cités comme organismes vérificateurs. Bien que compétents, ils peuvent s’avérer coûteux, d’où l’intérêt d’organiser des contrôles groupés sur un même site pour bénéficier d’une substantielle remise. Il est également possible de faire appel à son concessionnaire pour les propriétaires qui ont souscrit un contrat de maintenance.

Faire une VGP soi même reste possible mais un minimum de formation et de pratique est nécessaire pour maîtriser son sujet et assumer de signer les rapports de contrôle qui sont écrits.

 

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