L'Agriculteur de l'Aisne 14 novembre 2014 à 08h00 | Par Actuagri

Un début de campagne prometteur à l'export

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L'Egypte continue de plébisciter le blé tendre français alors que les livraisons de maïs sont attendues en hausse, notamment vers l'Espagne. Lors de son conseil spécialisé des céréales du 12 novembre, FranceAgriMer a légèrement revu à la baisse son estimation de production de blé tendre en 2014 à 37,36 millions de tonnes (Mt) contre 37,44 millions prévus début octobre (- 82 000 t, soit -0,2 %). Les prévisions de collecte sont inchangées à 33,98 Mt. Du coup, l'organisme public confirme une nette augmentation du stock de report de blé tendre à la fin de la campagne 2014/2015 mais moins qu'il ne l'envisageait début octobre : 4,30 Mt contre 4,42 Mt. Par rapport à 2013/2014, il s'alourdirait de 83,1%. Il faut remonter à la campagne 2004/2005 pour retrouver un tel niveau de stock de report de blé tendre.

La France au 2ème rang des fournisseurs du Caire

Les prévisions d'utilisation par les fabricants d'aliments du bétail français ont été révisées à la baisse de 200 000 tonnes à 4,8 Mt. En revanche, les exportations vers l'Union européenne devraient atteindre 8,1 Mt, en hausse de 1,8 % par rapport aux prévisions de début octobre. «L'Espagne achète beaucoup français cet automne, notamment du blé fourrager», a souligné Olivia Le Lamer, chef de l'unité Grandes cultures de FranceAgriMer. L'autre bonne nouvelle vient de l'Egypte. Au 5 novembre, la France se plaçait au deuxième rang des fournisseurs du Caire, avec un volume expédié de 780 000 t, derrière la Roumanie, 840 000 t et devant la Russie, 770 000 t. C'est pourquoi FranceAgriMer se montre plus optimiste qu'au mois d'octobre en ce qui concerne les exportations vers les pays tiers estimant qu'elles pourraient atteindre en fin de campagne 8,2 Mt (+ 200 000 t, soit +2,5 %).

Orge : la Chine achète toujours français Après quatre mois de campagne, la France s'est également bien positionnée sur le marché des orges. Ses exportations à destination des pays tiers atteignaient le 1er novembre 1,21 Mt, soit 100 000t de plus qu'en 2013 à la même date. La Chine était notre plus gros acheteur (780 000 t au 7 novembre) devant l'Algérie (203 000 t) et le Maroc (155 000 t)). Petite déception, l'Arabie Saoudite n'avait importé début novembre que 79 000 t contre 672 000 t en 2013 à la même époque. Compte tenu de ce bon début de campagne, FranceAgriMer prévoit en 2014/2015 des exportations vers les pays tiers de 2,5 Mt, en hausse de 54 % par rapport à 2013/2014. L'organisme public a ajusté à la baisse la collecte d'orge à 9,62 Mt (- 0,6 % par rapport à la prévision d'octobre) ainsi que le niveau des exportations vers l'UE à 3,4 Mt (-5,6 %). Les prévisions d'utilisations par les fabricants d'aliments du bétail restent inchangées à 1 Mt, soit au niveau des minima techniques. Au final, FranceAgriMer a allégé en un mois le stock de report de 139 000 t à 1,42 Mt, chiffre supérieur de 36,1 % à celui de la fin de campagne 2013/2014.

Un stock de report de maïs proche du record de 1992/1993

A l'instar du ministère de l'Agriculture, FranceAgriMer a revu à la hausse son estimation de production de maïs à 16,9 Mt contre 16,2 Mt le mois passé. Les prévisions de collecte passent de 14,2 Mt à 14,8 Mt. FranceAgriMer a rehaussé les utilisations intérieures du maïs à 7,2 Mt (+3,2 %) dont 3,3 Mt pour l'alimentation animale (+ 6,5 %). Les prévisions d'exportation vers l'UE sont inchangées à 5,5 Mt. Mais par rapport à la campagne 2013/2014, la hausse est conséquente (+ 16,7 %). Selon FranceAgriMer, elle s'explique par de meilleures ventes à l'Espagne et aux pays du nord de l'UE. Le poste exportations vers les pays tiers devrait, quant à lui, être en baisse de 50 % à 200 000 t. Au final, le stock de fin de campagne est alourdi de 434 000 t à 4,13 Mt. Il faut remonter à la campagne 1992/1993 pour retrouver un tel niveau de stock de report de maïs.

Le blé et l'orge bien partis

«Les semis de blés et d'orges se terminent comme ils avaient commencé, dans de très bonnes conditions», a indiqué le 12 novembre Maggy Muckensturm, chef de projet Céré'Obs de FranceAgriMer, suite au conseil spécialisé céréales de l'organisme public. Les pluies sont toutefois attendues dans certaines régions comme le Sud-Est et le Sud-Ouest pour homogénéiser les levées. A l'inverse, des parcelles ont dû être retournées dans la moitié Est de la France pour cause d'asphyxie des racines. Au 3 novembre, 99% des orges et 90% des blés avaient été semés. Les cultures sont en général bien avancées. En Lorraine par exemple, 96 % des orges et 82 % des blés tendres avaient déjà atteint le stade début tallage. FranceAgriMer ne se prononce pas encore sur les surfaces semées cet automne. Le blé dur, en forte baisse depuis plusieurs campagnes, devrait selon toute vraisemblance regagner du terrain. Mais comme n'a pas manqué de souligner Rémi Haquin, président du conseil spécialisé céréales de FranceAgriMer,  "beaucoup de blé dur en plus, ça ne fait pas beaucoup de blé tendre en moins».

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