L'Agriculteur de l'Aisne 23 décembre 2016 à 08h00 | Par Actuagri

Une augmentation de 20 % des surfaces pour 2017

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Alors que la campagne en cours s’achève, les betteraviers anticipent 2017 et de passage à une nouvelle ère, celle de l’après-quotas : pour la CGB, les perspectives sont bonnes, à condition d’accroître la compétitivité de la production française.Une semaine avant son assemblée générale qui doit se tenir le 6 décembre, la Confédération générale des planteurs de betteraves (CGB) a fait le point sur la campagne en cours et celle à venir, la première qui ne sera pas soumise aux quotas sucriers instaurés en 1968. Malgré une hausse des surfaces, avec 400 000 ha (à peu près le niveau de 2014), la campagne 2016-2017 affiche un rendement plutôt faible de 85 t/ha, soit 5 t/ha de moins que la moyenne sur cinq ans. La production est néanmoins en légère hausse, avec 34 Mt, et la tare terre baisse à 7,9 %.

Les voyants au vert

Dans la perspective de l’arrêt des quotas, les betteraviers français misent sur une augmentation de 20 % des surfaces dès la prochaine campagne. Les fondamentaux sont en effet porteurs : prix en hausse sur le marché hors quota, deux campagnes déficitaires successives, supplément de prix pour le sucre blanc et les betteraves du quota (de l’ordre de 1 à 2 €)… Cependant, pour profiter des nouveaux marchés, « les principaux enjeux sont la compétitivité et la nécessité de lutter contre la volatilité », estime Eric Lainé, président de la CGB. Il faudra donc augmenter la productivité, via des variétés plus performantes, optimiser les coûts de production, en revoyant la densité de semis à la baisse, augmenter la durée de campagne, potentiellement à 130 jours au lieu de 105 en moyenne, pour écraser les charges de l’industrie… Quant aux prix, le nouvel accord interprofessionnel signé cette année instaure des commissions de répartition de la valeur qui permettront aux planteurs de les discuter avec leur entreprise. Par ailleurs, si la consommation européenne de sucre pourrait diminuer à cause d’une augmentation de la production d’isoglucose, également concernée par la fin des quotas, la CGB rappelle qu’en 2006, avant la condamnation de l’UE par l’OMC, la France exportait 2 millions de tonnes de sucre vers les pays tiers. Une performance que la filière française souhaite dorénavant renouveler. La France entend ainsi exporter au total 2 à 3 Mt post-quota. Niveau européen, la CGB estime que la production de sucre pourrait augmenter de 10 à 15 % à partir de 2017, avec des exportations qui retrouveraient leur niveau d’avant 2006, soit 5 Mt.

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